Orange : le conseil d'administration renouvelle sa confiance à Stéphane Richard

Le conseil d'administration d'Orange s'est prononcé, ce mardi après-midi, en faveur du renouvellement du mandat d'administrateur de Stéphane Richard, première étape en vue d'un troisième mandat de Pdg. Une assemblée générale se tiendra le 4 mai prochain pour voter sa reconduction à la tête de l'entreprise.

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Stéphane Richard, le Pdg de l'opérateur historique.
Stéphane Richard, le Pdg de l'opérateur historique. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau.)

(Article publié le 20 février à 11h, mis à jour à 14h15)

La première étape est franchie pour Stéphane Richard. Le conseil d'administration de l'opérateur téléphonique Orange s'est prononcé, ce mardi, en faveur du renouvellement de son mandat d'administrateur, dans la perspective de sa reconduction en tant que président du conseil d'administration, et ce, pour une période de quatre ans.

"Les administrateurs du Groupe ont été convaincus par le bilan positif de Stéphane Richard depuis huit ans à la tête d'Orange où il a su renouer avec une dynamique sociale et économique malgré un contexte concurrentiel difficile en France et à l'international", a expliqué l'entreprise dans un communiqué.

La proposition de renouvellement sera ensuite soumise au vote de l'assemblée générale, qui se tiendra le 4 mai prochain​.

À 13h51, le titre Orange a gagné 0,26% à 13,58 euros, en ligne avec l'indice CAC 40 (0,16%).

Cette décision ne constitue finalement pas une surprise. Le patron d'Orange a en effet déjà reçu le soutien de l'Etat, premier actionnaire du groupe. Interrogé le 22 janvier dernier sur Radio Classique, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait estimé que le Pdg du groupe avait "fait du bon travail à la tête d'Orange donc il a vocation à être reconduit". L'Etat détient 23% du capital d'Orange, dont un peu plus de 9,5% via Bpifrance.

L'épée de Damoclès de l'affaire Tapie

Une épée de Damoclès est cependant suspendue au-dessus de la tête de M. Richard, mis en examen en tant qu'ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, dans l'affaire de l'arbitrage Tapie et qui doit être jugé pour "complicité d'escroquerie" et "complicité de détournement de fonds publics". En cas de condamnation, il devra remettre son mandat, a prévenu M. Le Maire. Aucun autre candidat ne s'est officiellement déclaré pour tenter de briguer la tête d'un groupe présent désormais dans près d'une trentaine de pays.

Âgé de 56 ans, Stéphane Richard est arrivé à la tête de l'opérateur historique en février 2011, dans un contexte social difficile, marqué par une série de suicides entre 2008 et 2009, durant le mandat de son prédécesseur Didier Lombard. Le Pdg d'Orange est crédité notamment d'avoir su apaiser les tensions au sein du groupe, lui permettant de passer, selon une étude de Secafi, de 39% de salariés fiers d'appartenir au groupe en 2009, à 81% trois ans plus tard, ce qui lui vaut aujourd'hui le soutien des salariés, deuxième actionnaire avec 5,37% du capital.

Diversification

Durant les deux premiers mandats de M. Richard, l'opérateur historique a réalisé une série d'acquisitions, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, considéré comme des axes majeurs de croissance pour le groupe. Orange s'est également diversifié, avec Orange Cyberdéfense, dans la cybersécurité, Orange HealthCare et, en novembre dernier, Orange Bank, banque 100% mobile pour laquelle l'opérateur revendiquait 50.000 clients en fin d'année.

(avec AFP)

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