SFR : Patrick Drahi tente de rassurer ses troupes

 |   |  352  mots
Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice, maison-mère de SFR.
Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice, maison-mère de SFR. (Crédits : Reuters)
Dans une lettre interne, le fondateur et propriétaire d’Altice, maison-mère de SFR, estime que «malgré la chute du cours de Bourse», le groupe bénéficie «d’une véritable stabilité financière». Patrick Drahi annonce également l’ouverture «d’une ligne directe avec plus de 1.000 managers de l’entreprise» pour «régler concrètement les problèmes» rencontrés par les clients.

Alors qu'Altice, la maison-mère de SFR, vient d'achever une nouvelle semaine noire en Bourse, Patrick Drahi a envoyé, ce vendredi à la clôture des marchés, une lettre aux salariés de SFR. Dans cette missive, à laquelle La Tribune a eu accès, le milliardaire se veut d'abord rassurant, jugeant la période « irrationnelle » :

« Sachez que malgré la chute du cours de bourse, nous bénéficions d'une véritable stabilité financière, écrit-il. Notre dette est sécurisée à 85% à taux fixe et le premier remboursement majeur n'arrivera qu'en 2022. Par conséquent, clairement, si les taux remontaient ou si les agences revoyaient la notation de notre dette, cela n'aurait strictement aucun impact pour l'entreprise dans les cinq prochaines années. »

Aux yeux du milliardaire, le groupe a les moyens de sortir la tête de l'eau. Il égrène : « Les actifs sont là et bien là. Les réseaux, les infrastructures, les contenus sont d'une qualité exceptionnelle. Surtout, nos dizaines de millions de clients à travers le monde et nos dizaines de milliers de collègues attendent de nous tous que nous restions concentrés sur notre travail quotidien. »

Une ligne directe avec 1.000 managers

Patrick Drahi, qui souhaite en finir avec les fuites de clients déçus à la concurrence, appelle ses troupes à tout faire pour « mieux servir » les abonnés. Pour y arriver, il a décidé d'ouvrir « une ligne directe » avec les managers de l'opérateur au carré rouge :

« J'ouvre, par ailleurs, une ligne directe avec plus de 1.000 managers de l'entreprise pour que chaque semaine, nous puissions, avec Armando [Pereira, à la tête des activités télécoms d'Altice, NDLR], Alain [Weill, le nouveau PDG de SFR], l'ensemble du Comex et les équipes, avoir une totale connaissance de la situation, prendre les bonnes décisions rapidement et régler concrètement les problèmes. »

« Nous vous demandons donc deux choses, poursuit-il. Un : faire remonter immédiatement à vos managers les difficultés, en particulier celles rencontrées par nos clients. Deux : concentrer tous vos efforts pour améliorer la vie de nos clients. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/11/2017 à 20:28 :
Patrick tu veux un retour des clients ?
- Baisse tes prix au niveau de ceux de free.
- Paie tes impôts en France et non en Suisse ou Israël.
- Paie tes prestataires en moins de 3 moins c'est la loi.
Réponse de le 19/11/2017 à 20:30 :
Et remet à l' heure mon forfait que tu as augmenté arbitrairement de 20 % ...!
a écrit le 18/11/2017 à 10:07 :
A force de prendre ses clients et ses employees pour des gogos, pour se tourner davantage sur des operations financieres d'acquisitions, surendettement, LBO...Apres il ne faut pas s'etonner du retour de baton. Qui seme le vend, recolte la tempete.
Bienvenue a tous les decus de SFR chez les concurrents.
Ca me fait penser a J6M il y a quelques annees avec Vivendi, avec la fin qu'on lui connait.
Courage aux employes de SFR chez qui cela ne doit pas etre facile.
a écrit le 18/11/2017 à 1:01 :
Ce type n'aime pas payer des salaires c'est ce qu'il dit mais quand il est dans l'ornière ils comptent quand même sur ses salariés... Comme quoi on peut être un génie de la finance et pas tout comprendre quand même.
a écrit le 17/11/2017 à 21:18 :
Il ne s'agit pas de soigner les managers, mais de donner la priorité absolue à la satisfaction totale du client, ce qui est loin d'être le cas actuellement: service clients nul, incompétent, et à peine francophone, "options" imposées et facturées, multitude incompréhensible de forfaits, facturation ubuesque avec des pseudo-réductions à la tête du client, pas de contrat écrit, .... Une entreprise n'existe que par ses clients !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :