Altice/SFR : Patrick Drahi donne la priorité au désendettement

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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice, la maison-mère de SFR.
Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice, la maison-mère de SFR. (Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
Le géant des télécoms et des médias va cesser de donner la priorité aux acquisitions pour se concentrer sur la réduction de sa dette nette qui se monte à 50 milliards d'euros, a déclaré mercredi le directeur financier du géant du câble, des télécoms et des médias.

C'était la première intervention publique du géant des télécoms et des médias depuis sa dégringolade boursière. Altice va cesser de donner la priorité aux acquisitions pour se concentrer sur la réduction de sa dette nette qui se monte à 50 milliards d'euros, a déclaré mercredi le directeur financier du géant du câble, des télécoms et des médias. Le groupe va "revenir aux fondamentaux" et ne fera pas d'acquisition dans un avenir proche, a dit Dennis Okhuijsen lors d'une conférence sur les TMT organisée par Morgan Stanley à Barcelone.

Altice a perdu près de 45% en Bourse depuis la publication, au début du mois, de résultats trimestriels accueillis très sévèrement par le marché car ils ont provoqué une perte de confiance dans un groupe lourdement endetté.

Des problèmes de management

Les résultats trimestriels ont été suivis une semaine plus tard d'un remaniement à la tête du groupe, marqué par le départ du directeur général Michel Combes.

Sur la France, où Altice a continué de perdre des abonnés dans le fixe en dépit d'investissements élevés, le président et fondateur du groupe, Patrick Drahi, a déclaré que le principal problème était lié à des questions de management. Il a ajouté que la campagne de remplacement de la marque SFR par la marque Altice en France, prévue au premier semestre 2018, était différée et assuré que les principaux indicateurs de performance (KPI) de la filiale française afficheraient une amélioration dans les prochaines semaines.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 17/11/2017 à 14:39 :
Comment désendetté Altice dans un business où l'investissement est obligatoire.
Comment va-t-il financer le passage à la 5G?
Je me demande si ce n'est pas le Madoff des Telecom. Le Keops des pyramides de Ponzi à lui tout seul avec l'aide de ses copains les banquiers.
C'est qui qui va payer? C'est nous!
a écrit le 16/11/2017 à 12:29 :
Il y a vraiment 2 poids/2mesures dans le monde de la finance. Avec des comptes aussi dégradés une telle entreprise devrait être mise en faillite. Ce qui vérifie au passage l'adage que pour "tenir son banquier", il faut ne rien lui devoir...Ou lui devoir des sommes colossales. C'est LE détail qui n'a pas échappé à Drahi, celui qui lui a permis de s'endetter autant et si longtemps. Mais la fête pourrait bien être finie!
a écrit le 16/11/2017 à 8:54 :
Non, la priorité est le respect du client, dans toutes les composantes d'une relation fournisseur-client. Tant que SFR n'aura pas compris et mis çà en oeuvre, le reste est inutile
a écrit le 15/11/2017 à 20:24 :
Tout le monde sait et savait que le PDG mène la société à la banqueroute :
- Un endettement phénoménal
- Une gestion de la boutique détestable
- Des clients qui partent chez B, F ou O, dans ces conditions impossible de rembourser, c'est donc la banqueroute, mais qui a prêter à ce type ?? si ce sont les banques française, ce sera pour not pomme !!
a écrit le 15/11/2017 à 20:23 :
Tout le monde sait et savait que le PDG mène la société à la banqueroute :
- Un endettement phénoménal
- Une gestion de la boutique détestable
- Des clients qui partent chez B, F ou O, dans ces conditions impossible de rembourser, c'est donc la banqueroute, mais qui a prêter à ce type ?? si ce sont les banques française, ce sera pour not pomme !!
a écrit le 15/11/2017 à 20:09 :
Je pense au dernier conseillé que j' ai visité pour me plaindre d' une augmentation arbitraire de mon forfait entrée d' offre de 20 % et ce sans aucune prévention nominative écrite et qui face à mon indignation m' a alors encouragé à aller voir ailleurs, ajoutant c' est votre parole contre celle de SFR, à vous de voir ...
a écrit le 15/11/2017 à 19:45 :
Situation des comptes dès difficile, des capitaux propres négatifs, et une dette colossale.. Mais n'enterrons pas trop vite Altice, M.Drahi est un battant.
a écrit le 15/11/2017 à 18:57 :
Chronique d'une mort annoncée....je pense aux salariés de cette entreprise qui ont été Drahi par Patrick...😁
a écrit le 15/11/2017 à 18:24 :
"Le géant des télécoms et des médias va cesser de donner la priorité aux acquisitions"
Mouais.La raison ne serait-elle pas plutôt que si le groupe ne se désendette pas illico prestissimo, les banques ferment le robinet? Donc Altice est bien obligé de s'occuper de son désendettement de 50 milliards.
a écrit le 15/11/2017 à 17:23 :
En dehors des complexités stratégiques, financières et d’infrastructures, je me permets de donner un avis personnel.

J'ai constaté un problème d’inadéquation en termes de relations clientèle et aussi de l'offre. Payer 45 € pour du 2 Mb c'est cher, ce n'est pas spécifique à SFR, probablement justifié par les zones non dégroupées et autres restrictions dues à des infrastructures vétustes, mais peut être que c’est aux opérateurs d’anticiper ?
Idem pour la relation client, faut il attendre le courrier recommandé pour agir ? En général avant d’envoyer un courrier on essaye de comprendre, de dialoguer (avec qui ?), on compare les offres concurrentes, après c’est trop tard.
Tout le monde connait la valeur d’un nouveau client, mais un ancien client est il valorisé ?

La tendance dans un secteur hautement concurrentiel est :
- Soit à la valeur ajoutée, mais pas au point de pouvoir l’imposer à tous les clients.
- Soit au low coast, encore faut il proposer le choix aux clients
- n'y a t'il pas la place pour une offre plus modulaire, qui corresponde aux clients zappeurs, capricieux ou expérimentateurs ? La gestion numérique doit le permettre.
Même si l’offre médias parait intéressante, il semble prématuré de vouloir l’imposer. Il y a plusieurs années (presque décennies), d’autres opérateurs et développeurs de contenus, tout aussi innovants, avaient abandonné.
Une promotion ciblée serait plus efficace, même si cela prend plus de temps.

Quoi qu'il en soit, plus il y a de concurrents et d’offres diverses et variées, plus cela est profitable aux clients.
Réponse de le 15/11/2017 à 17:55 :
Citation
"Quoi qu'il en soit, plus il y a de concurrents et d’offres diverses et variées, plus cela est profitable aux clients".
En effet, si un des quatre opérateurs français disparaissait, ce serait un désastre pour nous (clients lambda)
Cordialement
Réponse de le 15/11/2017 à 21:11 :
Dans le secteur des télécoms les réorganisations et fusions et acquisitions semblent être la norme.

Malheureusement les déboires d’Altice risquent d’accélérer la restructuration et les suppressions de postes chez SFR.
Il faut aussi se rappeler qu'il y environ 10 ans France Télécoms avait aussi mené un désendettement à marche forcée. Ce serait grâce à Thierry Breton que l'entreprise existe toujours.
a écrit le 15/11/2017 à 17:22 :
La priorité chez SFR doit impérativement être donnée à la QUALITE du service: fiabilité du réseau internet, offres compréhensibles et claires, sans option obligatoire, ni package, offres répondant réellement à la demande de chacun, service clients joignable sans problème et compétent, avec un interlocuteur comprenant les questions posées et ne nous promenant pas de l'un à l'autre, tout contrat ou avenant devant faire l'objet d'un document signé par les 2 parties avant mise en oeuvre. C'est le minimum pour garder les clients à défaut d'en gagner d'autres
a écrit le 15/11/2017 à 17:19 :
tout ça rappelle les déboires de J6M à la tête de l'encore Vivendi...
Réponse de le 16/11/2017 à 0:05 :
Siouplé, vous pouvez m'expliquer le rapport entre un petit fonctionnaire d'état nommé temporairement à la tête d'une entreprise quasi d’état a l'époque vendant encore de la flotte et qu'il a démantelé, et un entrepreneur parti de rien possédant 60% de son groupe acquis par morceaux ?
Réponse de le 16/11/2017 à 10:57 :
Le point commun est évident, la boulimie d'acquisitions de Vivendi (à l'époque) et d'Altice (aujourd'hui) a été financée dans les 2 cas par un endettement immodéré. La sanction des marchés est la même.
Réponse de le 16/11/2017 à 11:00 :
Le point commun est évident, la boulimie d'acquisitions de Vivendi (à l'époque) et d'Altice (aujourd'hui) a été financée dans les 2 cas par un endettement immodéré. La sanction des marchés est la même. Pour être plus précis, Vivendi qui contenait à l'époque SFR, Cegetel, le groupe Canal,... était en 2002 endetté à 35 Mds d'€, tout à fait comparable avec l'endettement actuel (50Mds d'€) d'Altice (qui contient d'ailleurs aussi SFR...). La vérité c'est que l'histoire repasse les plats...
Réponse de le 17/11/2017 à 23:46 :
Vous avez a l'évidence une mémoire sélective... Vivendi a l'époque c'était surtout de la flotte , de la santé et plein d'autres activités de Mortar, dont J2M s'est débarrassé, car pas assez noble... Il a de fait acheté tout et n'importe quoi sous pression de la bulle internet, a des prix abhérants, et sans aucun ebitda sous-jacent. Drahi n'achète jamais rien qui ne puisse être un multiple d'un ebidta en place...
a écrit le 15/11/2017 à 17:04 :
50 milliards d'euros... ça doit lui faire cher en agios !
Ah c'est pas comme ça que ça se passe pour les riches ? Enfin riche...
a écrit le 15/11/2017 à 16:00 :
tout sa c'est de la poudre de perlimpinpin comme dirait Mr macron ,altice SFR est a fuir ,ce que j'ai fait il y a deux ans et sans regrets!!!!
a écrit le 15/11/2017 à 15:20 :
hahaha.......... ca ferait presque sourire, hein? " pas d'acquisition prochainement", ca c'est la cerise sur le gateau!!!!!

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