Damae Medical à quelques pas de la commercialisation de son "détecteur" de cancer

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Damae Medical  espère étendre l'usage de sa technologie à d'autres cancers. Suite à une opération dans le cadre d'un cancer du sein, la technologie de Damae pourrait permettre de vérifier qu'il ne reste plus de cellule cancéreuse, par exemple, explique Anaïs Barut, cofondatrice de la société.
Damae Medical espère étendre l'usage de sa technologie à d'autres cancers. "Suite à une opération dans le cadre d'un cancer du sein, la technologie de Damae pourrait permettre de vérifier qu'il ne reste plus de cellule cancéreuse, par exemple", explique Anaïs Barut, cofondatrice de la société. (Crédits : Capture d'écran Youtube Damae)
L'année 2017 est cruciale pour la startup française. Elle espère commercialiser en 2018 son appareil capable de détecter des mélanomes à des stades précoces, après avoir passé la phase des essais cliniques au deuxième semestre. Avec à la clé, une pénétration des marchés français et allemand, et plus tard une expansion au niveau international.

Voilà deux ans et demi, depuis la création de Damae Medical, qu'Anaïs Barut, fondatrice et patronne de la startup fait la promotion de son appareil de diagnostic innovant, capable de détecter des mélanomes (cancer de la peau) à des stades précoces.

Ce dispositif médicale s'appuie sur technique d'imagerie visant à coupler les techniques avancées de l'imagerie médicale avec la capacité de rendre une image du tissu, sans le prélever. Une méthode non-invasive. Damae fonctionne avec un système complexe. "C'est pour cela que les quinze collaborateurs de la société sont des ingénieurs", plaisante à moitié Anaïs Barut, cofondatrice et patronne de la société créée en septembre 2014, lors d'une conférence de presse organisée par EDF Pulse, mardi 21 février. Dans le détail, la startup décrit sa technologie ainsi : l'appareil est doté d'une caméra à haute cadence (qui prend des mesures plus précises), permettant la mesure des interférences issues de la superposition d'un faisceau lumineux associées à la lumière réfléchie par les micro-structures du tissu. Grâce à un algorithme, la Damae crée une image morphologique précise du tissu étudié.

Le pari de Damae est de proposer un appareil capable d'améliorer une détection précoce des mélanomes qui fait parfois défaut. Cela a un intérêt médical certain : plus un cancer est diagnostiqué tôt, plus les chances de guérison sont élevées. Un mélanome diagnostiqué au stade 4 aboutit à un taux de survie à 5 ans sous les 20%, pour un mélanome détecté au stade I ou II, c'est 88 à 98%. Une partie des mélanomes n'est pas détectée malgré les efforts des dermatologues. Certains ont même été condamnés pour des erreurs persistantes de diagnostics. Un rapport de la Haute autorité de la santé évoquait il y a quelques années des facteurs rendant les diagnostics plus difficiles, comme les "caractéristiques de développement différentes" selon les mélanomes.

L'intérêt est également économique. Un cancer de la peau qui atteint un stade avancé implique des soins onéreux, à l'image de ce traitement de Merck, le Keytruda, contre le mélanome avancé, à plusieurs milliers d'euros par mois et par patient. L'Assurance maladie mise d'ailleurs sur les investissements dans la prévention pour réaliser des économies.

Une année 2017 cruciale

Anaïs Barut espère un lancement commercial en au premier semestre 2018. L'année 2017 est donc cruciale. Damae Medical mène des essais cliniques (test sur 200 personnes à Saint-Etienne), qu'elle espère achever dans quelques mois. Pour la commercialisation de son produit, elle mise sur l'appui des investisseurs (une levée de fonds est attendue cette année) et sur des partenariats avec de grands groupes.

Les marchés visés ? La France dans un premier temps, notamment les hôpitaux, et aussi l'Allemagne. "Ce pays dispose d'une politique de remboursement mature. Chaque dermatologue peut être remboursé à l'acte, 150 à 200 euros. Nous pourrions ainsi facilement vendre notre appareil", s'enthousiasme la cofondatrice de la startup.

Et à l'avenir ?

Si tout se passe comme prévu, Damae medical réfléchira ensuite à une expansion mondiale, lance Anaïs Barut. Elle projette pour plus tard une utilisation de sa technologie pour, par exemple, déterminer l'effet des cosmétiques sur la peau, et potentiellement s'ouvrir des marchés juteux avec des géants du secteur.

Également, Damae Medical  espère étendre l'usage de sa technologie à d'autres cancers. "Suite à une opération dans le cadre d'un cancer du sein, la technologie de Damae pourrait permettre de vérifier qu'il ne reste plus de cellule cancéreuse, par exemple"

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a écrit le 22/02/2017 à 18:19 :
pour que l'on puisse ...envisager ...d'y croire , il faudrait peut etre avoir quelques infos de base sur leur ...appareil miracle et surtout la techno ...; en attendant : bon courage aux financeurs .
a écrit le 22/02/2017 à 9:00 :
Avant de parler chiffre d'affaire et bénéfices il convient de voir la machine à l’œuvre car seul le temps pourra nous dire si ça fonctionne ou bien si c'est une énième escroquerie.
Réponse de le 22/02/2017 à 18:21 :
je pense que c'est surement plein de bonne intentions , mais bidon : il n'y a pas la moindre reference à une quelconque étude scientifique ...
a écrit le 22/02/2017 à 8:43 :
" ...qui prendre des mesures plus précises.... "
Il ne relit jamais ses articles le sieur Paille ???

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