Startups à 1 milliard de dollars : avec 13 "licornes" en 2014, l'Europe accélère fort

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L'Europe reste néanmoins loin derrière les Etats-Unis, qui en un an ont produit 22 géants des hautes technologies.
L'Europe reste néanmoins loin derrière les Etats-Unis, qui en un an ont produit 22 géants des hautes technologies. (Crédits : © Thierry Roge / Reuters)
Les Européens ont mis du temps, beaucoup de temps à trouver la piste d'envol. Entre 2000 et 2014, on ne comptait en moyenne que 3 startups de la high-tech à ce niveau de valorisation, d'après une étude publiée par le Financial Times. Les efforts des Européens pour rattraper leur retard dans le numérique sont-ils en train de porter leurs fruits?

En matière de hautes technologies, l'Europe accélère. Depuis avril 2014, dans ce domaine, le Vieux Continent a en effet produit le plus grand nombre de startups ayant atteint une valeur de plus de 1 milliard de dollars de son histoire, révèle une recherche de la banque d'investissement britannique GP Bullhound citée par le Financial Times.

Le nombre de ce genre de sociétés nées dans la région, qui était d'environ 3 par an entre 2000 et 2014,  est passé à 13 l'année dernière, grâce aux investissements croissants qu'elles ont su attirer. Manish Madhvani, associé de GP Bullhound, observe dans les colonnes du FT:

"Le niveau d'ambition est sur le point d'être atteint en Europe en termes de technologie et entrepreneuriat et cela a pris beaucoup de temps".

Au total, l'ensemble de ces entreprises crées depuis 2000 vaut environ 120 milliards de dollars (107 milliards d'euros). Le plus grand nombre de ces fleurons entrepreneuriaux a été engendré par le Royaume-Uni qui, en 15 ans, en a comptabilisé 17, suivi par la Suède (patrie de Spotify) qui en compte 6, et ensuite par l'Allemagne et la Russie qui en ont produits 4 chacun.

Les Etats-Unis toujours loin devant

L'Europe reste néanmoins loin derrière les Etats-Unis, qui en un an ont produit 22 "unicornes" - nom attribué dans le monde anglo-saxon aux startups technologiques dont la capitalisation a atteint le milliard de dollars. D'autant plus que, selon l'étude, la taille des sociétés américaines dépasse sensiblement celle des entreprises d'outre-atlantique. Le Financial Times compare par exemple la valorisation de Facebook (275 milliards de dollars soit 244,7 milliards d'euros environ), à celle d'Uber (40 milliards de dollars, soit 35,6 milliards d'euros).

"Nous devons réfléchir à comment créer une société valorisée 10 milliards de dollars, car l'Europe n'en a pas vraiment", observe ainsi Manish Madhvani, pour qui néanmoins le "marché spécial" américain peut difficilement être "répliqué".

Trois sociétés ont en outre quitté ce classement des géants technologiques européens. Il s'agit de la Britannique Monitise, société de paiement sur mobile ; de la plateforme de mode en ligne Boohoo, basée à Londres; et de l'agence de voyages online eDreams, espagnole. Toutes les trois ont vu leur valorisation baisser après avoir rencontré des difficultés financières.

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Commentaires
a écrit le 15/06/2015 à 16:00 :
Attention à la bulle... Ni uber ni Airbnb ne valent leur valorisation et ne sont pas prêtes de les valoir...

Et pour la France, les choses bougent. Il est probable que l'année prochaine Blablacar entre dans le cercle des licornes. Niel, Granjon et Simoncini investissent massivement dans les startups tricolores!
a écrit le 15/06/2015 à 13:17 :
zéro en France. Il est vrai qu'avec un droit du travail rétrograde (amende de 750 euros par jour et par salarié qui dépasse 10 heures de travail, amende quand on dépasse 48 heures par semaine, etc...) on n'aide pas les start ups. Quant à la motivation des salariés par les stocks options, en France, vu le niveau d'imposition, y'a pas...
a écrit le 15/06/2015 à 10:52 :
allez, dites nous combien il y en a en france qu on voit si le ' business friendly a la francaise' porte ses fruits reenchantes!
Réponse de le 15/06/2015 à 15:01 :
Voilà une excellente question. En France, il n'y a pas d'investisseurs privés. Les startups ne peuvent pas se financer. Les banques ne leur prêtent pas et les investisseurs non plus. Le secteur privé est aussi riche, mais incompétent. On ne manque pourtant pas de talents, d'écoles, ni d'entrepreneurs. On manque simplement d'investisseurs et de banquiers compétents.

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