Fini, l'eldorado américain des opérateurs investissant à marche forcée dans la 4G ? Alcatel-Lucent porte les marques de ce coup de frein dans ses chiffres du troisième trimestre publiés ce jeudi. L'activité a reculé de 14% sur la zone nord-américaine, pesant sur le chiffre d'affaires consolidé, en repli de 5,9% à données comparables à 3,25 milliards d'euros, inférieurs aux attentes. Verizon, Sprint et AT&T représentent à eux trois 35% des recettes du groupe sur les neuf mois. Malgré tout, l'équipementier télécoms est parvenu à redresser encore sa marge brute, à 34%, meilleure qu'anticipé, et réduire fortement ses pertes : le résultat net part du groupe n'est négatif que de 18 millions d'euros ce trimestre, contre 200 millions d'euros l'an dernier à la même période.
Des résultats « pas si mauvais » selon Oddo Securities. Les investisseurs semblent d'ailleurs soulagés, alors que le leader mondial du secteur, Ericsson, a prévenu vendredi d'incertitudes sur la fin de l'année du fait du tassement du marché outre-Atlantique : l'action Alcatel-Lucent, qui avait perdu 20% de sa valeur depuis la fin juillet, rebondit de 11% ce jeudi, signant la plus forte hausse du CAC 40.
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