5G : Bouygues Telecom et SFR se préparent à la vie sans Huawei
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Tf1 dement la mort du martin bouygues, pdg du groupe bouygues
© Gonzalo Fuentes / Reuters
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Tf1 dement la mort du martin bouygues, pdg du groupe bouygues
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Grand chambardement à venir dans les réseaux mobiles. A la demande de l'Etat, Bouygues Telecom et SFR vont progressivement démonter et remplacer leurs antennes et équipements Huawei dans les zones très denses. L'opérateur de Martin Bouygues a détaillé cette opération, jeudi dernier, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe. « Nous allons assurer le démontage de 3.000 sites sur une période de huit ans », a déclaré Olivier Roussat, DG délégué du groupe Bouygues et président de Bouygues Telecom.
L'opérateur n'a pas le choix, puisque ces sites n'ont reçu, au mieux, que des autorisations partielles d'équipements 5G Huawei de la part de Matignon et de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Dans le détail, Bouygues Telecom a l'interdiction d'utiliser les produits du groupe chinois dans quatre villes : Brest, Strasbourg, Toulouse et Rennes. Aux yeux de l'Etat, méfiant à l'égard du groupe chinois, il s'agit d'une question de sécurité nationale. Brest abrite un port militaire et la base des sous-marins nucléaires de l'Île Longue. Toulouse, de son côté, est le fief d'Airbus.
D'après Olivier Roussat, les équipements 5G Huawei ont été autorisés « dans quatre autres villes, mais seulement jusqu'en 2023 ». « Nous avons ensuite un paquet de neuf autres villes où nous disposons d'autorisations jusqu'en 2025 », précise le dirigeant. Quoi qu'il en soit, tous les équipements Huawei auront disparu des zones très denses en 2028.
Interrogé par La Tribune, SFR, le seul autre opérateur à recourir à Huawei dans l'Hexagone, se refuse à tout commentaire sur la manière dont il compte réorganiser son réseau mobile. Mais selon nos informations, il n'échappera pas, logiquement, à l'impératif de démanteler ses infrastructures made in China.
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Alors que l'état-major de Bouygues Telecom s'était montré, ces derniers mois, alarmiste concernant les conséquences d'une interdiction de Huawei sur son activité, Olivier Roussat se veut désormais rassurant. Ce jeudi, il a évoqué « un impact financier raisonnable », arguant que les démantèlements d'équipements Huawei s'effectueront sur une période de huit ans. On est loin, très loin, des inquiétudes brandies par Martin Bouygues en février dernier. Lors de la présentation des résultats 2019 du groupe, celui-ci percevait une interdiction de Huawei par l'Etat comme une menace sérieuse pour son opérateur. « Je rappelle que Bouygues Telecom a failli mourir des graves difficultés liées aux conditions dans lesquelles la quatrième licence de téléphonie mobile a été octroyée à Free en 2009 », a-t-il déclaré. La sérénité affichée aujourd'hui est-elle sincère ? Ou vise-t-elle, d'abord, à rassurer les marchés et analystes financiers ?
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