Altice fusille un rapport de l’Arcep critiquant sa qualité de service

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Alain Weill, le PDG d'Altice Europe.
Alain Weill, le PDG d'Altice Europe. (Crédits : REUTERS/Benoit Tessier)
Le PDG d'Altice Europe Alain Weill a estimé que le rapport publié mardi 11 décembre par l'Arcep, le gendarme des télécoms, et qui épinglait SFR pour sa qualité de service, était "de très mauvaise foi" et "incomplet", lors d'une audition au Sénat ce mercredi.

Il était passablement remonté. Le PDG d'Altice Europe Alain Weill a estimé que le rapport publié mardi 11 décembre par l'Arcep, le gendarme des télécoms, et qui épinglait SFR pour sa qualité de service, était "de très mauvaise foi" et "incomplet", lors d'une audition au Sénat mercredi. "D'abord l'Arcep n'a pas pour mission de jouer aux associations de consommateurs, mais en plus elle le fait très maladroitement", a protesté M. Weill. "L'étude ne tient pas compte des tendances de SFR qui évoluent considérablement et l'écart de notation entre les opérateurs n'est pas si important que ça", a-t-il ajouté.

Entendu mercredi matin par la Commission économique du Sénat sur la stratégie du groupe Altice, Alain Weill a dénoncé ce qu'il estime être "un rapport incomplet", ajoutant que "publier une photographie instantanée sur l'année 2018 ne correspond pas la réalité." "Je regrette que certaines des initiatives de l'Arcep, trop nombreuses à mon goût, soient plutôt pour dénoncer le travail ou les difficultés des opérateurs sans les encourager en parallèle", a ajouté le PDG d'Altice Europe. "Je voudrais que l'information soit plus rigoureuse parce qu'aujourd'hui la réalité ne correspond pas au message qu'ils ont fait passer. C'est préjudiciable pour nous, et c'est préjudiciable pour nos recrutements", a-t-il ajouté.

L'Arcep essuie aussi les foudres d'Orange

Contactée par l'AFP, l'Arcep n'a pas souhaité réagir aux propos du PDG d'Altice Europe. Le gendarme des télécoms a publié mardi l'analyse des 34.000 témoignages reçus sur l'année écoulée à travers son dispositif "j'alerte l'Arcep", et les actions décidées à la suite de ces remontées du terrain, qui visent notamment SFR, Orange et Ciel Telecom. Selon les chiffres de l'Arcep, SFR affiche entre 30 à 35 alertes pour 100.000 clients, suivi par Free avec 25 à 30 alertes, Bouygues avec 20 à 25, et Orange avec 15 à 20. L'Arcep a précisé qu'elle avait ouvert une enquête formelle sur les problèmes rencontrés par des abonnés au fixe SFR à la suite de ces remontées du terrain.

Ce n'est pas la première fois que la communication de l'Autorité est dénoncée par un opérateur : fin octobre, le PDG d'Orange, Stéphane Richard, avait dénoncé une communication "objectivement erronée" de la part du régulateur concernant les manquements de l'opérateur historique au sujet du service universel. Le PDG d'Orange regrette également la mise en demeure de l'Arcep ainsi que de la communication qui en a été faite par son président, alors que l'opérateur historique devait publier ses résultats trimestriels le lendemain.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 04/08/2019 à 2:58 :
En Republique Dominicaine Altice est au meme niveau que SFR ,pire !!!
Des coupures chaque jour
a écrit le 12/12/2018 à 17:51 :
SFR ?.... l'essayer c'est ........ déguerpir au plus vite , parole d'ex - usager !
a écrit le 12/12/2018 à 17:50 :
SFR ?.... l'essayer c'est ........ déguerpir au plus vite , parole d'ex - usager !
a écrit le 12/12/2018 à 17:44 :
Client SFR, je confirme la très mauvaise qualité du service client: facturations indues, attentes et demandes du client non prises en compte, "services" imposés, compétences du personnel censé répondre très mauvaises, attente de plus d'1/2 heure pour avoir un interlocuteur, accueil et service en boutique nuls, ...

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