Déploiement des réseaux télécoms : les collectivités accablent le gouvernement
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Patrick Chaize, le sénateur de l'Ain (LR) et président de l'Avicca.
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Patrick Chaize, le sénateur de l'Ain (LR) et président de l'Avicca.
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Il est une personnalité bien connue du petit monde des télécoms. Sénateur de l'Ain (LR), Patrick Chaize est aussi le président de l'Avicca, une influente association rassemblant les collectivités impliquées dans le numérique. Cette semaine, celle-ci a organisé un colloque à l'Institut Pasteur, à Paris, pour faire le point sur l'avenir numérique du pays. L'événement a surtout été l'occasion, pour Patrick Chaize, de voler dans les plumes du gouvernement, et plus précisément de Marina Ferrari, la secrétaire d'Etat en charge du numérique. Devant un parterre de représentants des collectivités et d'industriels des télécoms, le parlementaire n'y est pas allé de main morte. « Il n'y a visiblement toujours pas de pilote au volant de la transformation numérique de la France », a-t-il lancé dans son discours d'ouverture.
La ministre est accusée de ne pas jouer son rôle de chef d'orchestre dans les télécoms, alors que les « sujets de crispation », dixit Patrick Chaize, se multiplient. Le parlementaire a, au passage, été piqué au vif par l'absence de Marina Ferrari à l'événement de l'Avicca - comme si cela démontrait, à ses yeux, le manque d'implication de l'Etat. « Pour la première fois de l'histoire de ces colloques, nous n'aurons pas de ministre ni de secrétaire d'Etat », s'est-il agacé au micro. Avant de balayer d'un revers de main la justification de son absence, liée à son devoir de réserve avant les élections européennes. « En leur temps, de telles échéances électorales n'avaient dissuadé ni Julien Denormandie, ni Arnaud Montebourg, ni Axelle Lemaire [tous anciens ministres du numérique, Ndlr] d'intervenir à nos colloques », a-t-il canardé.
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Interrogé par La Tribune, Bercy ne cache pas sa colère face à ces piques, et dénonce une « hypocrisie ambiante ». « Nous avons une période de réserve à respecter, martèle-t-on au ministère. Cela fait un mois que nous avons des échanges avec l'Avicca à ce sujet. Nous ne pouvons pas utiliser les moyens de l'Etat pour valoriser, dans certains dossiers, l'action gouvernementale à deux semaines des élections européennes. »