Les cabines téléphoniques disparaîtront totalement avant 2018

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A partir du 31 décembre 2017, l'ensemble des cabines téléphoniques disparaîtront du territoire français.
A partir du 31 décembre 2017, l'ensemble des cabines téléphoniques disparaîtront du territoire français. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
D'ici la fin de l'année, Orange va retirer du paysage urbain l'intégralité des cabines téléphoniques. Une économie de moyens utile par rapport à leur coût d'entretien.

Les cabines téléphoniques feront bientôt du passé. Elles s'apprêtent à rejoindre le minitel, le walkman, ou encore les disquettes au panthéon des évolutions technologiques devenues aujourd'hui obsolètes. Orange, l'entreprise de télécoms qui gère leur utilisation et leurs maintenance s'est engagé à démonter avant le 31 décembre 2017 les derniers "Publiphones" où se pressaient les Français avant l'ère du mobile et d'Internet. Selon les informations du Parisien, l'opérateur aurait décidé de retirer des rues ces cabines inutilisées, qui coûtent cher.

Ce mouvement de retrait des cabines téléphonique avait été amorcé à la fin des années 1990, alors que la téléphonie mobile commençait à décoller. En 2015, le vote de la loi Macron entérinait la fin de l'obligation faite à Orange de maintenir les quelques 46.000 cabines téléphoniques toujours en service sur le territoire français, alors qu'elles étaient près de 300.000 il y a trente ans. C'est le groupe Veolia qui est chargé de démonter les cabines restantes et de recycler les matériaux - verre, aluminium.

Plus de 10 millions d'euros d'entretien par an

Pour Laurentino Lavezzi, directeur des affaire publiques d'Orange interrogé par Le Parisien, le mouvement de désinstallation est devenu essentiel, compte tenu du coût d'entretien que ces "Publiphones" représentent pour l'opérateur. D'après lui, elles représentent "plus de 10 millions d'euros de déficit par an en coût d'entretien". Un prix exorbitant au regard des chiffres de fréquentation qu'elles enregistrent : avec une durée moyenne d'appel par cabine de 10 secondes par jour, le directeur souligne que sur les 10.000 cabines encore en service au premier trimestre 2017, "la moitié n'ont pas décroché une seule fois".

Pourtant, bien que les urbains soient majoritairement équipé d'un téléphone mobile, il existe encore quelques zones blanches en milieu rural. Laurentino Lavezzi connaît la question et préfère parler d'un problème plus large, qui concerne surtout "l'aménagement du territoire et la disparition progressive des services publics". Il a également précisé que le groupe de télécoms avait choisi d'investir "dans le développement des réseaux mobiles", plutôt que dans "l'entretien de cabines inutilisées". En 2000, ce service générait 516 millions d'euros de chiffre d'affaires : aujourd'hui, le trafic des cabines représente 0,6% de ce qu'il était alors.

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a écrit le 04/09/2017 à 23:29 :
Qu'on m'explique: l'entretien coûte 10M ou leur gestion apporte un déficit de 10M? Ce n'est pas la même chose...
a écrit le 04/09/2017 à 22:35 :
Pourquoi ne pas avoir un poste mural dans les Postes ('PTT' dans le passé) ? Pour les gens sans téléphone mobile qui auraient besoin de téléphoner le jour.
On a deux en ville transformées en petite bibliothèque, des livres en libre service sur des rayons. Compact et à la taille de l'appétit des gens pour la lecture. :-)
Sais plus où c'en est mais des cabines britanniques rouges étaient à vendre par cher, ou vont l'être (20 000 d'ici 2022), elles ont plus de "cachet" que les nôtres sauf qu'elles sont lourdes et il faut les transporter.
a écrit le 04/09/2017 à 17:23 :
c est sur que vu ce que rapporte le telephone mobile, il est utile de forcer les gens a ne plus utiliser de cabines.
Il faut quand meme etre honnete et reconnaitre que j en ai plus utilise depuis des annees: il y en a plus et le cout d un appel y est eleve (si j ai bonne memoire il faut payer par CB (bye bye les telecartes) et il y a un minimum preleve)
Réponse de le 05/09/2017 à 5:26 :
Possédant 2 cabines dans mon villages , c'est encore avec une télécarte que s'effectue les communications .
Cette télécarte s'achète au bureau de tabac en face de ses cabines .

Je n'ai jamais vu personne téléphoner depuis ces cabines depuis des années . On ne va pas les regretter !
a écrit le 04/09/2017 à 16:53 :
Un service public de plus qui disparait.
Réponse de le 04/09/2017 à 22:53 :
Oui comme pour le télégramme, le pneumatique ou le minitel. On ne va quand même pas regretter toute ces vieilleries financées le contribuable !

Il faut mieux que l'argent public serve à couvrir les zones blanches de téléphonique mobile.

Il n'y a qu'à voir comment des pays entiers africains sont passés directement du sans-téléphone au sang-fil avec des services mobiles dédiés innovants (santé, éducation, banque ..)
a écrit le 04/09/2017 à 16:53 :
Mauvaise nouvelle pour Bayrou il devra trouver un autre lieu de réunion pour ses adhérents.
Réponse de le 05/09/2017 à 8:03 :
Excellent.

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