Mobile : l’Etat poursuit sa croisade contre les zones blanches

Le gouvernement a signé un nouvel arrêté listant près de 240 territoires qui devront enfin bénéficier d’une couverture 4G dans un délai maximum de deux ans.
Pierre Manière

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La couverture des zones blanches est depuis longtemps une des premières préoccupations des élus locaux, qui tirent à boulet rouge contre les inégalités d’accès au numérique.
La couverture des zones blanches est depuis longtemps une des premières préoccupations des élus locaux, qui tirent à boulet rouge contre les inégalités d’accès au numérique. (Crédits : Christian Hartmann)

Le gouvernement poursuit sa lutte contre les « zones blanches », où le mobile ne passe toujours pas. Dans un communiqué publié ce mardi, le secrétariat d'Etat en charge de la Transition numérique et des Communications électroniques précise que l'exécutif a signé, le 21 août dernier, un nouvel arrêté définissant 239 sites ou zones que les opérateurs devront couvrir en 4G dans un délai maximum de deux ans.

Cette liste s'ajoute aux 1.858 sites déjà identifiés par l'exécutif depuis l'été 2018. Dans le cadre du « New Deal », un accord signé entre l'Etat et les opérateurs en janvier 2018, le gouvernement demande chaque année, par le biais d'arrêtés, aux opérateurs de couvrir entre 600 et 800 territoires dépourvus de couverture mobile. A la différence des précédents plans visant à en finir avec les zones blanches, lesquels se sont tous révélés insuffisants, ce sont désormais les collectivités qui identifient en amont les territoires à couvrir.

Des retards liés au Covid-19

La couverture des zones blanches est depuis longtemps une des premières préoccupations des élus locaux, qui tirent à boulet rouge contre les inégalités d'accès au numérique. Il faut dire que les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ne se pressent pas pour couvrir les bourgs et villages peu peuplés, qui sont économiquement peu - voire pas - rentables.

La crise du Covid-19 a ralenti le rythme de couverture des « zones blanches ». Fin juillet, l'Arcep, le régulateur des télécoms, a indiqué que les opérateurs avaient pris du retard concernant leurs obligations. Au 30 juin, ils ont mis en service 338 pylônes de téléphonie mobile dans les zones blanches alors qu'ils auraient dû en déployer 485. Le gouvernement, conscient que l'épidémie a empêché les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free de tenir leurs engagements, leur a donné du mou : ils ont jusqu'au 9 octobre 2020 pour mettre en service la centaine de sites qui manquent à l'appel. « Ce délai doit permettre aux opérateurs d'identifier un emplacement, d'effectuer l'ensemble des démarches administratives, de réaliser les travaux ainsi que de mettre en place et d'activer les équipements nécessaires à la mise en service du site », a souligné l'Arcep fin juillet.

Pierre Manière

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Commentaire 1
à écrit le 03/09/2020 à 8:42
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On a les "combats" que l'on mérite.

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