Nokia : les syndicats montent au créneau
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Nokia legerement beneficiaire au t1 malgre le coronavirus
YVES HERMAN
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Nokia legerement beneficiaire au t1 malgre le coronavirus
YVES HERMAN
Après la stupeur, la mobilisation. Effondrés par l'annonce, ce lundi, d'un vaste plan de suppression de 1.233 postes chez Nokia France, les syndicats montent au créneau. Désormais, ils comptent pousser tous les leviers à leur disposition pour faire reculer la direction de l'équipementier télécoms finlandais. En premier lieu, ils espèrent que le gouvernement les épaulera. Mardi après-midi, les représentants du personnel ont été reçus à Bercy par Aloïs Kirchner, le directeur de cabinet d'Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances. D'après un syndicaliste, qui évoque « une discussion franche », celui-ci a d'emblée donné le ton, expliquant que l'exécutif n'avait pas le pouvoir d'arrêter un PSE.
Bercy s'est néanmoins dit disposé à envisager toutes les options possibles pour pousser Nokia à « améliorer », comme il le souhaite, « très significativement son plan social ». C'est-à-dire, en clair, à sauver plusieurs centaines d'emplois. Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a fait un passage éclair à cette réunion. Aux dires de notre syndicaliste, il a déclaré qu'il fallait absolument garder le savoir-faire et les talents de Nokia en France. Comment ? L'exécutif souhaiterait, d'abord, convaincre l'équipementier que la France constitue un atout pour ses activités stratégiques de R&D, notamment dans la 5G. Le gouvernement en veut pour preuve l'ouverture, en janvier 2020, d'un centre de recherche dédié à cette technologie par Ericsson, le rival suédois de Nokia, en région parisienne.
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D'après notre syndicaliste, l'exécutif pourrait proposer à Nokia des incitations financières concernant les activités de R&D. Sous quelle forme ? « Nous n'en savons encore rien », précise le représentant du personnel. Les syndicats ont avancé, de leur côté, différentes options. Certaines sont liées à d'éventuels montages avec d'autres sociétés, comme Orange ou Thales, pour mettre des compétences et activités en commun. « Ils nous ont écouté, étaient demandeurs d'idées, précise le syndicaliste. On sentait, de leur part, un certain désarroi. »