Orange Bank espère être rentable en France et en Espagne en 2023

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Orange Bank, qui compte 200.000 clients en France et en vise deux millions d'ici 10 ans, doit se lancer en Espagne au deuxième semestre 2019.
Orange Bank, qui compte 200.000 clients en France et en vise deux millions d'ici 10 ans, doit se lancer en Espagne au deuxième semestre 2019. (Crédits : Charles Platiau)
La banque en ligne d’Orange dégagera d'ici 2023 un bénéfice d'exploitation en France et en Espagne, les deux principaux marchés de l'opérateur télécoms en Europe, a prédit ce vendredi 30 novembre le groupe français, qui cherche à apaiser les inquiétudes du marché quant aux coûts de lancement de ce nouveau service.

Orange a voulu rassurer. Sa banque en ligne dégagera d'ici 2023 un bénéfice d'exploitation en France et en Espagne, les deux principaux marchés de l'opérateur télécoms en Europe, a prédit ce vendredi 30 novembre le groupe français. L'opérateur cherche à apaiser les inquiétudes du marché quant aux coûts de lancement de ce nouveau service. Avec cette diversification dans la banque mobile, le PDG Stéphane Richard espère qu'Orange parviendra à attirer et retenir des clients sur les marchés où sévit une intense concurrence dans les télécoms.

Les nouveaux objectifs d'Orange Bank ont été présentés à Londres par le patron de cette division, Paul de Leusse, le deuxième depuis son lancement en novembre 2017. Orange Bank, qui compte 200.000 clients en France et en vise deux millions d'ici 10 ans, doit se lancer en Espagne au deuxième semestre 2019. Ses coûts de lancement et de développement dans ces deux pays devraient amputer de 500 à 600 millions d'euros le bénéfice d'exploitation du groupe d'ici 2023, a-t-elle estimé vendredi.

Des déploiements à venir en Europe

Orange prévoit de déployer sa banque mobile en Pologne, en Belgique et en Slovaquie entre 2020 et 2023 avec l'objectif de parvenir en cinq ans à un total de 4 millions de clients et à un produit net bancaire de 500 millions d'euros sur l'ensemble du continent. Le secteur attire toutefois un nombre toujours plus grand d'acteurs. Rien qu'en France, la majorité des banques en ligne sont aux mains d'établissements traditionnels comme BNP Paribas (Compte Nickel et Hello Bank), Société Générale (Boursorama) et Crédit Agricole (BForBank), en plus des entités indépendantes et exclusivement disponibles sur Internet comme l'allemande N26 et la britannique Revolut.

La plupart peine à dégager des bénéfices, a montré un rapport de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) publié le mois dernier. La moitié d'entre elles prévoient de parvenir à l'équilibre en 2020 mais le superviseur bancaire français en doute car leur modèle repose sur des investissements élevés pour attirer les clients auxquels elles prélèvent en revanche peu de commissions.

En ce qui concerne Orange Money en Afrique, qui propose des comptes et des services de transferts d'argent, l'opérateur français veut parvenir à un chiffre d'affaires supérieur à 800 millions d'euros d'ici 2023 avec 30 millions de clients.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/12/2018 à 11:40 :
D’ici 2023 beaucoup d’eau aura coulé sous beaucoup de ponts des usages des clients et de la concurrence, Orange se place donc aujourd’hui dans le registre de la voyance astrale
a écrit le 03/12/2018 à 17:20 :
Et pourtant cher Teddy, cela pourrait être le "coup" du siècle pour Orange. Il est un fait qu'on ne s'improvise pas banquier mais il semble aussi que les acteurs historiques seront scalpees dans un avenir tout proche...un acteur qui inspire encore une certaine confiance qui n'est pas exposé aux prises de risques excessifs actuel pourrait donc bien tout gagner. The winner takes all ..
a écrit le 01/12/2018 à 14:13 :
Donc, on peut résumer, pour le moment c'est plutôt un échec... ce n'est pas la peine de tourner autour de ce constat....mais tout espoir n'est pas perdu...
a écrit le 01/12/2018 à 12:14 :
Il y a une certaine forfanterie à annoncer qu’on sera rentable en 2023. La réalité c’est qu’il n’y a rien à gagner sur le marché de la banque malgré ce que pensent ces capitaines d’industries qui croient pouvoir remplacer les banques historiques au prétexte d’une modernité dont elles ne seraient pas porteuses.
Le fait est que le marché est déjà ultra concurrentiel, que les normes bancaires sont très compliquées et n’ont rien à voir avec les normes industrielles (elles demandent beaucoup de relations) et beaucoup d’investissements informatiques dont les opérateurs téléphoniques sont bien incapables. Il ne suffit pas d’avoir une application mobile pour gérer des clients, il faut des programmes et des bases de donneees multiples, qui vont bien au delà d’un fichier client. Et quand on voit la qualité de la relation des opérateurs, on ne voit pas très bien qui accepterait de confier ses économies à de tels amateurs. Au demeurant, on peut s’attendre à ce que les banques se mettent à concurrencer les opérateurs téléphoniques sur leur propre métier si part cas ils devaient être trop ambitieux.
Rappelons aussi que le métier de banquier est extrêmement risqué à la fois financièrement (risque de crédit, de fraude) mais aussi pénalement (blanchiment, ambargo). On ne s’invente pas banquier on le devient.
Réponse de le 03/12/2018 à 12:36 :
Certes on ne devient pas banquier mais on ne s'improvise pas opérateur
Mobile .Qui a commencé à concurrencer Orange .
Tout est une question de prix et de services et à ce petit jeu , Orange
peut tirer son épingle du jeu .Le jour où ils feront des prêts, l'offre
Sera plus complète et moins chère qu''iune banque .
Très satisfait d'Orange Bank malgré un autre compte qui me rapporte rien et me coûte cher.
a écrit le 30/11/2018 à 18:58 :
Donc ça ne marche pas fort malgré ces circonlocutions pour nous dire le contraire.

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