Orange Bank reconnaît un tassement du recrutement de ses clients

Paul de Leusse Orange Bank
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Orange Bank a du mal à maintenir la dynamique de conquête après un lancement en fanfare le 2 novembre dernier. L'opérateur télécoms s'était abstenu cet été, en publiant ses résultats semestriels, de communiquer des chiffres mis à jour du nombre de clients de sa banque mobile, après avoir annoncé en compter 100.000 clients en quatre mois. Paul de Leusse, le nouveau directeur général adjoint d'Orange en charge des services financiers mobiles depuis mai, le concède, dans un entretien au Monde publié ce lundi 1er octobre.
L'ex-banquier du Crédit Agricole Indosuez Wealth ne précise pas où en est exactement Orange Bank. On peut sans doute en déduire que le cap des 200.000 n'est pas encore atteint. Il ne détaille pas non plus le chrun, le taux de désabonnement, alors que la néobanque, quasi gratuite, fait payer des frais d'inactivité (5 euros par mois) aux clients réalisant moins de trois opérations par mois (sur le même modèle que l'allemande N26).
Il confirme qu'il reprendra les responsabilités du directeur général d'Orange Bank, André Coisne, qui va partir pour "créer un fonds de finance d'impact", précise-t-il et restera à ses côtés "comme conseiller en diversification et partenariats."
Le patron des services financiers d'Orange observa par ailleurs que le profil des clients de la banque mobile est à "60% des familles" - et non les jeunes, sa cible prioritaire dans sa communication. D'ailleurs, "à la demande d'Orange", la filiale travaille "sur un compte famille" et va proposer "des offres croisées banque-téléphone", notamment en proposant de financer l'achat du téléphone. Orange Bank, qui dispose d'une licence d'établissement de crédit, a lancé le prêt à la consommation en mars dernier.
Autre changement en vue : Orange Bank va davantage s'appuyer sur la vente en magasin plutôt que sur la souscription en ligne, depuis son smartphone. Outre le réseau de boutiques Orange, qui représentent déjà "60% des ouvertures de compte", la néobanque veut s'appuyer sur d'autres réseaux.
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L'offre bancaire de l'opérateur sera commercialisée dans le réseau de Groupama (qui détient encore 35% du capital de son ex-filiale Groupama Banque rachetée par Orange pour lancer sa banque) en 2019 (ce devait être six mois après le lancement initialement). Mais Orange Bank cherche d'autres partenaires, par exemple "un acteur issu du monde de l'immobilier", pour de futurs prêts à l'habitat, ou "un acteur de la grande distribution. C'est ce qui nous permettra d'accélérer notre croissance", relève Paul de Leusse, comme un aveu de la langueur de la progression des recrutements.
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Quant au déploiement à l'international, il se montre beaucoup plus prudent. Un service de paiement et de crédit sera lancé cette année en Roumanie, puis Orange Bank ouvrira en Espagne en 2019, ainsi qu'en Côte d'Ivoire et au Sénégal. En 2020, sa feuille de route prévoit un lancement en Slovaquie, au Mali et au Burkina Faso.