Plan social chez Nokia : les jeux sont faits

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Depuis le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia en 2016, le groupe va donc essuyer son quatrième plan social.
Depuis le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia en 2016, le groupe va donc essuyer son quatrième plan social. (Crédits : Ints Kalnins)
La procédure d’information et de consultation du plan de suppressions de postes s’est achevée. A l’exception de la CGT, les syndicats ont signé l’accord sur les mesures d’accompagnement des près de 1.000 salariés qui vont quitter l’entreprise.

C'est un épilogue douloureux : le plan social ne sera pas davantage amoindri. La procédure d'information et de consultation concernant le projet de suppressions de postes chez Nokia est arrivée à son terme vendredi dernier. Après plusieurs mois de mobilisation, dont plusieurs manifestations, tous les syndicats, à l'exception de la CGT, ont signé l'accord sur les mesures d'accompagnement des salariés qui quitteront l'entreprise. Il ne manque plus, désormais, qu'une validation de la procédure par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Dirrecte). Celle-ci est attendue à partir de la mi-décembre. Mais il s'agit vraisemblablement d'une formalité.

Cela fait, Nokia pourra procéder à ses 980 suppressions de postes dans l'Hexagone. Initialement, l'antenne française de l'équipementier télécoms finlandais souhaitait se séparer de 1.233 collaborateurs. Mais après négociations avec le gouvernement, l'industriel a accepté de préserver 250 postes, et d'embaucher 112 salariés dans un nouveau centre de cybersécurité à Lannion.

Depuis le rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia en 2016, le groupe va donc essuyer son quatrième plan social. Du côté des syndicats qui ont signé le PSE, l'amertume reste de mise. Cette signature « n'est en aucune manière une acceptation du projet de PSE », souligne la CFDT dans un communiqué. L'organisation explique avoir agi de la sorte pour que « les salariés quittent l'entreprise dans des conditions les moins mauvaises possibles ». Même son de cloche pour la CFE-CGC. « Cette signature n'est une acceptation ni du nombre de suppressions, ni des justifications économiques, affirme le syndicat dans un communiqué. Elle permet d'obtenir des mesures d'accompagnement améliorées via un accord majoritaire. »

La CGT, qui n'a pas signé, estime de son côté dans un communiqué que « la direction France de Nokia n'a pris aucun mesure pour défendre l'emploi en France (bien au contraire) ». Or « les conditions de départs ne remplaceront jamais un emploi pérenne et stable », fustige-t-elle. La CGT s'inquiète en outre d'un futur PSE. « La menace d'un prochain PSE5 est dans la logique de Nokia, d'autant que la direction a refusé de s'engager sur 2021 », cingle-t-elle.

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Commentaires
a écrit le 30/11/2020 à 19:04 :
la cgt est contre, ce qui est normal vu qu'elle est contre tout et que c'est a cause d'elle que ce pays va ou il va

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