Télécoms : les investissements à un niveau record

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En parallèle, les revenus des opérateurs ont baissé de 1%, à 35,1 milliards d'euros.
En parallèle, les revenus des opérateurs ont baissé de 1%, à 35,1 milliards d'euros. (Crédits : ALESSANDRO BIANCHI)
L’an dernier, les opérateurs ont investi 10,4 milliards d’euros dans le déploiement de la fibre et de la 4G.

Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont poursuivi, l'an dernier, leurs efforts d'investissements en France. En 2019, ils ont, hors achats de fréquences, dépensé pas moins de 10,4 milliards d'euros dans leurs réseaux, indique l'Arcep, le régulateur des télécoms, dans un communiqué ce mardi. Ce montant, qui constitue un nouveau record, s'affiche en hausse de 500 millions d'euros par rapport à l'exercice précédent. Cette enveloppe n'a cessé de progresser ces dernières années. Elle a augmenté « de près de 50% en cinq ans », souligne l'Arcep.

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(Crédits: Arcep)

Ce mardi martin, Sébastien Soriano, le président de l'autorité, s'en est félicité. « C'est un chiffre historique, et surtout une tendance de fonds, a-t-il déclaré sur BFM-Business. Cette vague monte progressivement depuis 2015. C'est une bonne nouvelle. Cela signifie que le secteur est mobilisé pour l'équipement du pays en infrastructures. »

« Mur d'investissements »

Aujourd'hui, les Orange, SFR, Bouygues Telecom ou Free sont confronté à un « mur d'investissements », dit-on dans le jargon des télécoms. Les acteurs du secteur doivent à la fois développer, tambour battant, leurs réseaux de fibre et leur couverture 4G, notamment dans les zones blanches, où le mobile ne passe pas. Ainsi, fin 2019, 18,3 millions de locaux étaient éligibles à la fibre, « ce qui représente 4,8 millions d'accès supplémentaires déployés en un an », précise le régulateur dans son communiqué.

Si les investissements des opérateurs progressent, leurs revenus, en parallèle, baissent.   D'après l'Arcep, ceux-ci ont reculé de 1%, à 35,1 milliards d'euros. Le régulateur se montre toutefois confiant, jugeant que le marché se stabilise et sort de la guerre des prix. « Après une année 2018 marquée par des baisses de prix parfois très significatives, les opérateurs ont atténué la pratique des offres promotionnelles », précise-t-il.

L'impact du coronavirus

Si le chantier de la fibre est monté en puissance ces dernières années, celui-ci a été fortement impacté par la crise du Covid-19. Ce lundi, une étude des cabinets EY et Tactis pour InfraNum, qui représente les industriels de la fibre, a indiqué que cette année, un million de lignes ne seront pas réalisées sur un objectif de 5,3 millions. Le régulateur en est conscient. « Le plus important, c'est qu'on retrouve le plus vite possible le rythme [des déploiements] d'avant », a déclaré...

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Commentaires
a écrit le 16/06/2020 à 15:28 :
Alors comment expliquez vous le ralentissement hallucinant de nos connexions depuis le confinement ?

Quelqu'un peut il enqueter sur les mesures techniques prise en douce, en catimini comme souvent dans ce pays dit latin (il faudrait mieux dire méditerraneen, les latins étaient la puissnace dominante technologiquement à l'époque et fondée sur l'ordre completement à l'inverse de ce que latin siginifie aujourd'hui, les latins se sont plutot les allemands et les anglos saxons, les US c'est Rome), pour réserver une partie de la bande passante de manière inégale a des services betobe ou que sais-je ?
Réponse de le 16/06/2020 à 17:39 :
Les artères sont elles engorgées par un excès de terminaisons ?
a écrit le 16/06/2020 à 9:12 :
vu la rentabilite du secteur il serait plutot urgent d'arreter tous les investissements ( ou de laisser a ceux qui margent a 80% le soin de le faire et de mettre ca a dispo gratuite ou presque des autres)

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