Fibre, mobile  : la crise du Covid-19 menace les déploiements

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Depuis le début de l'épidémie et du confinement, le chantier du déploiement de la fibre a fortement ralenti.
Depuis le début de l'épidémie et du confinement, le chantier du déploiement de la fibre a fortement ralenti. (Crédits : Alessandro Bianchi)
Outre l’attribution des fréquences 5G, qui a été reportée, le grand chantier de déploiement de la fibre tourne au ralenti, faisant peser un risque sur la pérennité de la filière.

Le secteur des télécoms est économiquement moins impacté que d'autres par l'épidémie de coronavirus. Les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free peuvent toujours compter sur la manne des abonnements Internet fixe et de téléphonie mobile. Pour autant, le Covid-19 vient bousculer les colossaux plans de déploiements des réseaux, aussi cruciaux pour le secteur que pour l'économie française au sens large.

En premier lieu, 2020 devait être l'année du lancement de la 5G, la nouvelle génération de communication mobile, dans l'Hexagone. Aujourd'hui, difficile de savoir si cette ambition sera une réalité. Au début du mois, l'Arcep, le régulateur des télécoms, a confirmé que la vente des fréquences 5G aux opérateurs serait reportée. Initialement, cette attribution devait débuter il y a tout juste une semaine, le 21 avril. Aujourd'hui, Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, a deux scénarios dans sa besace. « Le premier serait de pouvoir conduire les enchères à la fin du mois de juillet, et le deuxième, ce serait en septembre », a-t-il récemment déclaré. L'arbitrage dépendra, dit-il, de « la vitesse de sortie de confinement ».

En attendant, les...

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Commentaires
a écrit le 29/04/2020 à 13:34 :
la bonne excuse pour justifier les retards "habituels"
a écrit le 29/04/2020 à 9:27 :
Bravo! Grace à son talent unique pour associer pouvoirs publics, semi-privé et collectivités locales dans un embrouillamini inextricable de promesses ambigues, de statistiques fallacieuses, d'auto-satisfaction et d'alarmes injustifiables, la France réussit une fois de plus à se maintenir à la pointe de l'échec.
Sauf qu'avec la fibre c'est des besoins vitaux de millions de personnes dont on se fiche, comme le covid vient de le re-démontrer. Ca fait des millions d'électeurs qui ne feront pas de quartier. Pas question de laisser les contribuables se faire mystifier comme avec l'"ambitieux projet Cloud"qu'Orange et consort devaient porter et qui a finalement été abandonné.
La fibre sera le covid de ce gouvernement, et ce sera bien fait !
Réponse de le 30/04/2020 à 1:32 :
Ne sous-estimez pas les français ! On est suffisamment c... pour réélire Macron et sa clique ultralibérale !
Réponse de le 30/04/2020 à 12:08 :
Réponse à Panoramix :
Hélas, ça me semble très peu corrélé à la couleur du gouvernement. Orange et consorts étaient là avant et y seront après, avec quelques agences et comités de plus au niveau de chaque commune, chaque département, chaque région...
Dans le trou breton où j'habite, dépourvu de toute connection internet valable, le maire a créé un comité numérique pour participer aux réunions du comité de la communauté de communes qui lui même participe au comité régional de Bretagne, etc.
Une multitude d'emplois fictifs et les taxes qui vont avec, mais d'internet point ! Effectivement il a été réélu.
a écrit le 28/04/2020 à 19:01 :
Autant pour la 5G qui est de l'irradiation collective c'est un répit de pris autant c'est plus embêtant pour la fibre et de ce fait plutôt que de faire à moitié les deux, abandonner le premier pour se concentrer sur le second serait judicieux.

Mais ils aiment tellement les pizzas surgelées réchauffées aux micros ondes nos dragons célestes...

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