Clinique mutualiste de Grenoble : le déficit se creuse tandis que la cession est retardée

Marie Lyan
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Toujours sur les rangs, malgré la cession annoncée. Dans le contexte de l'épidémie actuelle de Covid-19, l
e Groupement Hospitalier Mutualiste (GHM) de Grenoble fait partie des établissements grenoblois de seconde ligne, pouvant être sollicités en cas d'augmentation du nombre de patients à prendre en charge. Il a, à ce titre, activé son plan blanc, à compter du 13 mars dernier et a mis en place, dès le 25 mars, un contrôle systématique ainsi que la création d'un poste médical avancé, visant à orienter et séparer les flux de patients Covid et non-Covid.Union Mutualiste pour la Gestion du Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble)
, Edmond Giorgetti, a donc profité du conseil d'administration qui s'est tenu ce vendredi en visioconférence pour saluer, à cette occasion, "la mobilisation des personnels du GHM", adressant ainsi collectivement "tous ses remerciements et son admiration aux équipes", l'heure était surtout au bilan financier de l'exercice annuel de l'établissement.L'UMG GHM, co-administrée par le groupe Adréa (majoritaire) et par la Mutualité Française, regroupe en effet les établissements de la Clinique Mutualiste de Grenoble qui emploient près de 1 300 salariés sur le bassin grenoblois, mais également une activité dentaire, des laboratoires ainsi que les centres de planification des Eaux-Claires et de consultation du Grésivaudan.
Or, ces résultats s'avèrent, sans grande surprise, en "forte dégradation" au 31 décembre 2019, avec un résultat net comptable qui chute à - 3,9 millions d'euros, contre - 593 000 euros en 2018 pour l'ensemble du groupe en 2019. Et ce, alors que le groupe Adréa avait annoncé, à la rentrée dernière, un projet de cession de l'ensemble des activités de l'UMG GHM, en mettant en avant un déficit structurel trop important.
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atteindrait ainsi 3 millions d'euros pour l'année 2019, contre 94 000 euros en 2018.L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Marie Lyan