À Lyon, la revanche des corps intermédiaires
Stéphanie Borg
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Organisations patronales et syndicales, experts-comptables, chambres de commerce et d'industrie, associations de soutien aux entrepreneurs, conseils aux entreprises divers et variés... la crise du Covid-19 a réveillé les corps intermédiaires. Eux que l'on disait appartenir au « vieux monde » ont réussi en quelques jours - ce que des années de pédagogie et de sensibilisation n'avaient pas su enclencher - à s'emparer des outils numériques pour poursuivre leurs activités et s'imposer comme l'épicentre du renseignement à destination des acteurs économiques.
Tous le confirment : la crise a été l'occasion de revaloriser leurs métiers, auprès de l'État - qui ne cesse de leur imposer des régimes budgétaires secs ou des remises en cause de leurs statuts spécifiques -, mais surtout auprès des TPE/PME, l'essentiel du tissu économique régional.
Ce sursaut inattendu n'a pas explosé en mille initiatives désorganisées et improductives mais plutôt en une répartition « en bonne intelligence » de la masse de travail qu'il a fallu abattre.
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« C'est un moment compliqué, mettons de côté les ego », confiait alors Philippe Valentin. Il a confirmé « l'esprit partenarial » qui règne, en Auvergne-Rhône-Alpes, entre les différentes organisations patronales.
Stéphanie Borg