INITIATIVE. La start-up lyonnaise veut se poser comme le Booking du secteur des loisirs, en proposant une plateforme de réservation visant à regrouper et rendre visible l'ensemble de l'offre du secteur. En pleine phase d'expérimentation sur la région AuRA, GoodTime espère lever trois à cinq millions d'euros courant 2021 pour l'aider à se déployer en Europe et participer à l'avènement d'un "new deal touristique", plus local.On pourrait croire à première vue qu'il ne fait pas bon de lancer une plateforme de réservation d'activités de loisirs en 2020. Arnaud Cabal travaille sur le sujet depuis 2016, mais c'est finalement à l'été dernier que sa plateforme a été lancée. Dans une année particulièrement complexe pour les acteurs du loisir, et du tourisme, donc.
Si le contexte risque, forcément, de ralentir l'essor escompté de la startup lyonnaise, il lui offre en revanche un argument supplémentaire : "pour espérer tirer leur épingle du jeu, les professionnels du loisir devront accroitre leur visibilité", affirme ainsi le créateur de GoodTime.
Le "Booking" du loisir
Le concept : sur le même principe que Booking pour les hébergements, la plateforme GoodTime se présente comme une plateforme d'intermédiation entre les professionnels du loisir (activités sportives notamment mais aussi culturelles, gastronomiques etc) et les clients particuliers. "Il existe aujourd'hui des sites sur ce créneau, mais ils sont spécialisés dans un seul type de loisir, pas sur les loisirs de façon générale", constate le fondateur de GoodTime.
Au-delà de la mise en relation, Arnaud Cabal, professionnel du secteur de la communication depuis 20 ans (il avait notamment créé l'entreprise XL Marketing) veut aller plus loin.
"Nous misons beaucoup sur les réseaux sociaux, où nous sommes très présents. L'idée est bien d'aider les prestataires d'activités de loisirs à se faire connaître et donc à développer leur business. Ils ne sont pas spécialistes de la communication. Notre savoir-faire permettra d'accompagner la relance dans ce secteur !", déclare son fondateur.
Participer au "new deal" du tourisme
Huit collaborateurs ont déjà été recrutés et travaillent sur les deux versants du développement de GoodTime : séduire les professionnels du loisir d'un côté, et le consommateur final de l'autre. "Nous visons principalement la consommation locale", souligne Arnaud Cabal.
"Notre société tend aujourd'hui vers un tourisme différent, dans lequel on ne prend plus forcément l'avion pour passer de bonnes vacances. C'était une tendance de fond, la crise sanitaire accentue le phénomène. Nous allons vers un new deal du tourisme", ajoute-t-il.
Stéphanie Gallo Triouleyre