L'Ademe Auvergne Rhône-Alpes s'est mise en ordre de marche pour capitaliser sur France Relance. En effet, dans le cadre de ce plan, le gouvernement a confié un budget national d'intervention de 4 milliards d'euros à l'Ademe. Objectif : accélérer la transition énergétique des entreprises et des territoires. Dans la région, l'Ademe a déjà accompagné 61 entreprises en la matière, en allant du soutien à l'ESS, à la décarbonation de l'industrie.L'Ademe Auvergne-Rhône-Alpes est en pleine effervescence. Pour faire face à l'afflux de travail, elle va recruter trois personnes supplémentaires qui viendront épauler son équipe de 32 salariés permanents. Et pour cause : l'Agence régionale de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, entend bien attirer vers les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes le maximum de fonds issus du plan France Relance.
30 milliards d'euros vont être investis par l'Etat, via ce plan, pour la transition écologique. Dans cette perspective, le gouvernement a confié un budget d'intervention de 4 milliards d'euros à l'Ademe pour 2021/2022, le double de son champs habituel.
Ces fonds ne sont pas fléchés et répartis par territoire. La politique du "premier arrivé, premier servi" en vigueur sur tous les pans de France Relance (et clairement assumé par le ministre de l'Economie) est là aussi appliquée.
Néanmoins,"jusqu'ici les équilibres territoriaux sont globalement respectés", assure Jérôme d'Assigny, directeur de l'Ademe Auvergne-Rhône-Alpes."Pour chaque vague de nouvelles labellisations, je vise une proportion de 12% environ pour Auvergne-Rhône-Alpes. Pour l'instant, nous tenons cet objectif ", sourit-il.
Déjà 61 entreprises financées dans le cadre de France Relance
"Dans le cadre du plan France Relance, nous avons déjà accompagné 61 entreprises de la région, pour un montant de 13 millions d'euros", dévoile à La Tribune Jérôme d'Assigny.
Avec un focus non négligeable sur l'Economie Sociale et Solidaire : 43 des 61 structures soutenues en 2020 par l'Ademe pour France Relance sont issues de l'ESS.
"Un fonds spécial a été créé au milieu de l'année dernière sur ce sujet au niveau national afin d'épauler les entreprises de l'ESS frappées par une baisse de chiffre d'affaires. En Auvergne-Rhône-Alpes, nous avions déjà travaillé spécifiquement ce sujet auparavant, ce qui nous a permis d'avancer très vite sur cette thématique", glisse-t-il.
Emmaüs Lyon, par exemple, a ainsi pu profiter d'une enveloppe de 272.000 euros. L'aide moyenne sur ce fonds spécifique est pour l'instant de 32.000 euros par structure.
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Stéphanie Gallo Triouleyre