Les élus et les agriculteurs de montagne en sont convaincus : les modèles d'agriculture des massifs français dessinent les systèmes de production de demain.
"Ainsi, dans une PAC qui se veut plus "verte" et plus "juste", l'ANEM et les Professionnels Agricoles des massifs français ont décidé d'unir leurs voix, leurs atouts et leurs propositions pour une meilleure prise en compte des enjeux de l'agriculture et des territoires de montagne dans la mise en œuvre française de ce règlement européen" annonce Pascale Boyer, Secrétaire Générale de l'ANEM, Députée des Hautes-Alpes.
Au cœur des propositions du livre blanc présenté par l'ANEM et les professionnels Agricoles des Pyrénées, des Alpes, du Jura, de la Corse, des Vosges et du Massif central se trouve en premier lieu le maintien des aides couplées du premier pilier et de l'Indemnité Compensatoire de Handicaps Naturels (centrée sur l'élevage), dont dépendent entièrement la survie de leurs exploitations. Ainsi "qu'à travers elles, des innombrables services qu'elles rendent aux populations, aux territoires et à l'environnement", soulignent les élus.
"Car si l'agriculture des massifs génère en effet un potentiel économique de 8,5 milliards d'euros, 10 milliards d'euros de service non-marchand et plus de 250.000 emplois directs, elle n'en demeure pas moins précarisée par des écarts de compétitivités inhérents au relief et au climat montagnard et la mise en concurrence avec des filières d'élevage aux modalités de production moins onéreuses et moins respectueuses de l'environnement et du bien-être animal", précise Dominique Fayel, représentant de l'IAF Massif Central, éleveur en bovin viande, Fdsea de l'Aveyron.