Réouverture : les parcs d'attractions veulent faire partie de la première vague
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Après un vaste plan d'investissements ayant abouti à la création de 11 nouvelles attractions en cinq ans, Walibi Rhône-Alpes, vidé de ses visiteurs, devra lever le pied sur les dépenses en 2021.
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Alors que le gouvernement planche sur le calendrier de réouverture des activités dites "non essentielles", les parcs d'attraction et les parcs animaliers espèrent pouvoir de nouveau accueillir des visiteurs dès la mi-mai. Dans la Loire, le propriétaire du zoo de Saint-Martin-la-Plaine a même écrit au président dans une lettre ouverte réclamant une réouverture rapide, assortie de protocoles sanitaires stricts. Pour les parcs auralpins, c'est près de la moitié de leur activité qui a été amputée en 2020.
"J'ai bien entendu ce qu'a dit Emmanuel Macron lors de son allocution de mi-mars : les contaminations à l'extérieur sont largement minoritaires. Dans ces conditions, je ne comprends pas pourquoi on nous astreint toujours à la fermeture. C'est incompréhensible". Pierre Thivillon est révolté.
Le propriétaire du zoo de Saint-Martin-la-Plaine (Loire), largement connu à travers toute la France pour son histoire particulière avec ses gorilles ainsi que pour son association recueillant des animaux en détresse (félins etc), s'est donc résolu il y a quelques jours à prendre la plume pour écrire au président dans une lettre ouverte réclamant une réouverture rapide.
Une lettre qui, pour l'instant, n'a pas encore reçu de réponse mais qui a suscité l'émoi parmi les défenseurs des animaux. A tel point qu'une cagnotte en ligne a été lancée par un particulier pour venir en aide au zoo. Cagnotte qui atteint déjà plus de 80.000 euros, à encore plus de trois semaines de sa clôture.
"C'est assez incroyable", relève Pierre Thivillon. "Ce n'est pas mon initiative, je n'ai pas l'habitude de demander de l'aide mais elle sera la bienvenue, cette somme nous permettra de faire face à 15 jours de charges fixes". Sur les 40 salariés, seuls cinq d'entre eux ont pu être placés en activité partielle.
"Je veux juste pouvoir travailler"
Car si les portes du parc sont closes et les visiteurs priés de passer leur chemin, les animaux ne se sont pas mis en hibernation le temps du Covid. Nourriture (une tonne par jour), soigneurs etc... le parc dépense chaque jour plus de 5.000 euros.
Et si les aides octroyées par le gouvernement permettent, depuis peu, de les couvrir à hauteur de 90%, Pierre Thivillon est dépité. "Les aides sont malsaines. Je veux juste pouvoir travailler, je reconnais que je vis très très mal cette situation. Nous avons besoin de perspectives et d'une date précise de réouverture". Il explique disposer de plusieurs hectares, en plein air, avec des protocoles Covid éprouvés sans problème à l'été dernier.
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Malgré la situation, il a décidé de maintenir les investissements prévus pour 2021, avec une nouvelle maison et un nouvel enclos pour les chimpanzés. "Il s'agit d'un investissement important, qui était prévu de longue date. Nous avons préféré le maintenir. En revanche, au lieu de l'autofinancer comme nous avons l'habitude de le faire, nous avons emprunté. Et nous avons ainsi laissé intactes les recettes 2020 pour financer les charges quotidiennes du parc".