Microélectronique : comment la pénurie de composants booste l'activité de toute une filière en Auvergne Rhône-Alpes

Marie Lyan
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En Isère, les carnets de commandes des industriels de la microélectronique ne semblent pas prêts de se tarir. A l'échelle du bassin grenoblois, où se concentrent de grands noms du secteur (Soitec, STMicroelectronics, Lynred, CEA Leti...) ainsi que des pépites en plein essor, c'est tout un écosystème local qui bénéficie de l'accroissement de la demande en composants électroniques, allant des industriels qui produisent les puces et capteurs, à leurs sous-traitants qui installent des équipements pour les aider à produire.
Ici, la pénurie n'est pas vraiment à l'ordre du jour -même si certaines tensions et allongements de délais peuvent subsister sur certains points de la chaîne d'approvisionnement mais également sur le volet des compétences, pour une filière qui fait face à des enjeux de montée en production forts au coeur des derniers mois.
Et pour cause : les besoins des industriels d'hier croisent les grands plans de recrutement des acteurs qui émergent, à l'image du fabricant de MicroLEDS pour écrans nouvelle génération Aledia, issu lui aussi de la microélectronique et notamment du CEA Leti, et qui vient de poser la première brique d'un bâtiment de production prévu pour sortir de terre fin 2022. Avec à la clé, près de 500 recrutements d'ici 2025.
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Du côté des leaders établis, on sait déjà que Soitec, qui fabrique la base même des composants électroniques avec ses substrats FDSOI, prévoit de recruter massivement (de 800 salariés il y a cinq ans à 1.800 aujourd'hui, il compte encore de doubler ses effectifs sur les cinq prochaines années, ndlrr) pour soutenir sa croissance à venir, avec l'objectif d'atteindre désormais les 975 millions de dollars de chiffre d'affaires d'ici 2025/2026.
Marie Lyan