Faut-il voir le verre à moitié plein, ou à moitié vide ? Dans le 22e baromètre de l'attractivité française, réalisé par le cabinet Ernst & Young, la région Auvergne Rhône-Alpes se distingue à nouveau, à plus d'un titre.
On savait déjà qu'avec 18,3% de la valeur ajoutée généré par l'industrie régionale, Auvergne Rhône-Alpes se plaçait comme la première région industrielle française. Désormais, ses 71 projets d'investissements étrangers positionnés l'an dernier la placent comme la seconde région industrielle d'Europe, lui permettant ainsi de surpasser son propre rang et d'entrer dans une nouvelle ligue.
Car jusqu'ici, elle se positionnait en effet déjà comme une région jugée attractive en Europe : elle se classait encore cette année à ce titre à la 6e marche des villes européenne, derrière les régions de Madrid ou de la Bavière.
Mais le classement de EY confirme désormais que, bien que talonnée la région Grand Est (69 projets d'investissements en 2021), les investissements étrangers ont franchi un nouveau cap : et il ne s'agit pas uniquement de projets emblématiques issus des grands groupes, comme le rappelle Fabrice Reynaud, associé EY Consulting au sein du Centre d'Excellence (EMEIA) en localisation d'activités :
La "visibilité" offerte par l'exécutif français sur le terrain économique, appuyée par la réélection d'Emmanuel Macron, sont également deux facteurs pointés par Fabrice Reynaud, de même que deux critères propres à la région AURA : à commencer par sa géographie qui la place au centre de l'Europe, mais également son vivier de main-d'œuvre, qui ne frise pas encore le plein-emploi même si le taux de chômage se réduit à 7 %. "Cela place la région AURA comme plus compétitive et moins saturée que d'autres comme l'Allemagne la Pologne où le taux de chômage atteint 3 %".