La Métropole de Grenoble veut réussir sa convention citoyenne sur le climat
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Dans les Alpes, la température a augmenté de 2 degrés depuis le début du 20e siècle.
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Dans les Alpes, la température a augmenté de 2 degrés depuis le début du 20e siècle.
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Pour la deuxième fois en quelques semaines, les 80 élus de la majorité de Grenoble Alpes Métropole (alliance de la gauche et des écologistes) seront réunis en séminaire ce 3 mars. L'enjeu de leur rencontre : débattre en interne, - avant une présentation en assemblée métropolitaine à la fin du mois de mars-, du sort qui pourra être réservé à chacune des 219 propositions émises par les 100 habitants du territoire ayant participé à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise, ce territoire de 49 communes hébergeant quelque 433 000 habitants.
La pression est forte, ces élus savent qu'ils sont attendus au tournant. Les déceptions créées par la Convention citoyenne pour le climat initiée en 2019 par Emmanuel Macron ont en effet laissé des traces dans les esprits.
Comme 99 autres habitants du territoire de la Métro tirés au sort et censés représenter les caractéristiques réelles de la population locale (sexe, âge, CSP, type d'habitation mais aussi, par exemple, niveau d'appétence aux questions climatiques), il a consacré plusieurs week-ends de 2022 à réfléchir sur deux questions : comment réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 sur le territoire de la métropole de Grenoble et comment atteindre, sur le même périmètre, la neutralité carbone à horizon 2050. Durant 8 mois, ces citoyens ont réfléchi et débattu, sous le regard de trois garants de la Commission nationale du débat public, pour finalement voter à plus de 60% d'entre eux 219 propositions à soumettre à la Métro.
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Parmi celles-ci : des actions visant l'agriculture (par exemple, favoriser le développement d'une filière locale de protéines végétales, ou le développement de marchés de producteurs dans les quartiers populaires), l'habitat (tendre vers le zéro artificialisation, prioriser la rénovation à la construction), la mobilité (prôner le télétravail, imposer une réduction de ses émissions de CO² de 10% à l'aéroport de Grenoble...), les déchets (expérimenter un étiquetage « qualité carbone » sur les produits locaux soutenus par la Métropole, lancer un appel d'offres pour récupérer les invendus des marchés...), la production d'énergie (autoriser l'implantation d'énergies renouvelables en diminuant le critère esthétique, imposer aux collectivités l'utilisation de centres de données écoresponsables...), la captation du carbone (créer une police spécialisée dans l'environnement pour sensibiliser et sanctionner, diversifier les essences d'arbres...) et l'action économique (obliger les entreprises travaillant pour la Métropole à avoir un label RSE, créer un groupe de réflexion pour des stations de ski moins polluantes).
Stéphanie Gallo Triouleyre
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