Luc François, le vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge des transports et des mobilités, le revendique fièrement : la métropole stéphanoise dispose désormais de la troisième flotte française de vélos électriques, derrière Paris et Marseille, se faisant griller de très près la priorité par la cité phocéenne.
Elle vient d'investir 5 millions d'euros pour faire évoluer très significativement son service de vélos en libre-service. Service jusqu'ici composé exclusivement de 300 vélos musculaires et disponibles uniquement sur la ville de Saint-Etienne. La Métropole a décidé de rebattre complètement les cartes, avec trois évolutions majeures. Sur le nombre d'abord, la flotte de vélos est multipliée par plus de trois pour atteindre les 1.050 bicyclettes réparties sur 105 stations. Sur la forme ensuite, avec une flotte au design travaillé et surtout 100% électrique. Sur la géographie enfin, puisque le service est désormais accessible dans 21 communes de Saint-Etienne Métropole. Le tarif : 30 euros pour un abonnement mensuel (avec 30 minutes gratuites pour chaque trajet, sans limite quotidienne), 10 euros pour ceux disposant déjà d'un abonnement aux transports en commun.
Cette nouvelle flotte de vélos rechargeables et automatiques fournie par l'entreprise lyonnaise Fifteen est opérationnelle depuis début juin. Une semaine après son lancement, elle affichait déjà des résultats intéressants avec quelque 17.000 kilomètres parcourus et 1.600 abonnés. L'ancienne version des Vélivert en comptait 2.700, seuil que la Métropole compte franchir d'ici la fin du mois de juin.
« Dès la prochaine rentrée scolaire, nous pensons multiplier par deux le nombre d'abonnés que nous avions sur notre ancien système », confie Luc François.
Il faut dire que la métropole stéphanoise affichait un retard certain en la matière. Le dernier baromètre des villes cyclables édité en 2021 par la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) décernait ainsi un tout petit F à la ville de Saint-Etienne avec une note de 2,54/6 reprenant des critères tels que le ressenti des usagers, la sécurité, le confort, les services etc. Un « F » équivalant dans le classement de ce baromètre à « un climat général défavorable au vélo ». D'autres communes de la métropole stéphanoise étaient aussi classées dans ce même baromètre, mais avec des notes tout aussi déplorables, voire plus : Saint-Galmier (2,61) ou Saint-Chamond par exemple (2,31). Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les trois autres métropoles affichaient quant à elles une meilleure note : un E pour Clermont-Ferrand, un C pour Lyon, et même un B pour Grenoble.