Ils seraient environ 800 descendants recensés de Geoffroy Guichard, le fondateur de Casino. L'été dernier, à l'occasion de l'une des traditionnelles retrouvailles de famille qui se tenait dans la plaine du Forez, ils étaient plus de 200. Certains d'entre eux ont encore de nombreuses actions chez Casino. Ceux-là ont perdu gros avec l'effondrement du cours boursier. Jusqu'à plusieurs millions d'euros pour une poignée d'entre eux.
Pour Théodore Guichard (36 ans), arrière-arrière-petit-fils de Geoffroy Guichard - pharmacien en exercice à Biarritz et président de l'association familiale Adosia (association créée en 1924, se chargeant de maintenir les liens familiaux et d'entretenir la mémoire des Guichard) - la perte se mesure en plusieurs centaines de milliers d'euros. « Mais peu importe, ce n'est pas le plus important », assure-t-il. « Oui c'est une perte mais ce n'est pas de l'argent que j'avais gagné, j'en avais hérité. Et j'ai profité des dividendes versés pendant de nombreuses années, cela m'a aidé dans ma vie, dans mes projets ».
Ce n'est donc pas pour l'aspect financier que le jeune pharmacien s'est engagé activement ces derniers jours dans une opération de mobilisation de sa famille autour d'une démarche judiciaire qu'avait enclenchée en début d'année son oncle (éloigné), Xavier Kemlin, arrière-petit-fils de Geoffroy Guichard. Deux plaintes dénonçant notamment une manipulation des cours, un abus de biens sociaux et une escroquerie au jugement contestant les modalités de la procédure de sauvegarde dont avait bénéficié Rallye (maison mère de Casino) en 2019.