Il est 14 heures ce mardi, devant le siège social du groupe Casino à Saint-Etienne (Loire). Comme de nombreux salariés, Louis Billone rejoint d'un pas pressé son poste de travail, au service informatique, après être allé manifester le matin-même son inquiétude dans les rues du centre-ville, aux côtés d'un millier de manifestants rassemblés derrière les cinq organisations syndicales de Casino. Son inquiétude porte sur l'avenir du groupe en général, et sur celui du siège social stéphanois plus particulièrement. Ce dernier emploie environ 1.500 collaborateurs (chiffre approximatif tant les données communiquées par le groupe à ce sujet sont floues et fluctuantes). A 49 ans, cela fait 22 ans que Louis Billone travaille pour Casino. Pour lui, la situation est un crève-cœur. Résigné, il est persuadé que son emploi va disparaître, il n'a pas encore épluché les offres d'emplois mais il envisage de chercher une voie de rebond dans une autre entreprise ou, pourquoi pas, de revenir à ses premières amours, l'Education Nationale.