Plus de 30% de lignes de production et d'usines en moins lancées par des start-up industrielles en 2024. C'est le principal enseignement qui ressort du dernier baromètre sur la dynamique des start-up, PME et ETI industrielles publié par Bpifrance début mars.
Un chiffre qui souligne l'essoufflement de la réindustrialisation souhaitée par le gouvernement et qui serait principalement dû, pour Alphadio Olory-Togbe, président du Collectif des Startups Industrielles (CSI) et fondateur de la société Lavoir Moderne, par la concentration des investissements sur les gigafactories. Si cela répondait à « un certain nombre de défis très justes », il est désormais nécessaire de répartir l'effort sur les territoires, selon lui.
Aujourd'hui « de nombreux projets industriels dorment dans des placards car ils ne répondent pas aux standards des programmes de France 2030 ou des incubateurs », regrette Véronique Gricourt, secrétaire générale du CSI. Qui poursuit :
C'est « ce trou dans la raquette » qu'entend combler le CSI avec ces Accélérateurs territoriaux, des programmes d'accélération dédiés aux dirigeants d'entreprise de start-up, PME et ETI industrielles, dont la première structure vient d'être lancée à Lyon.
« L'objectif fixé est de donner à ces dirigeants les clés pour qu'ils comprennent la complexité de ce passager à l'échelle. En sortant du programme, ils seront capables de déterminer les questions qu'ils doivent se poser pour réussir [leur commercialisation ou leur industrialisation]. Nous cherchons à agir sur leur mindset pour qu'ensuite, ils puissent avoir accès à d'autres programmes comme France 2030, Première Usine, etc », résume Alphadio Olory-Togbe.