Avant l'encadrement des loyers, les prix de l'immobilier continuent de grimper à Lyon
Zoé Favre d'Anne
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A Lyon, les prix à l'achat ont augmenté de 5,4% en l'espace d'un an, tandis que les loyers ont bondi de 10% depuis 2018, quelques mois avant la mise en place des mesures d'encadrement des loyers, prévues pour le second semestre 2021.
FOCUS. Lyon, troisième ville la plus chère de France, continue dans sa lancée avec des prix de vente et de location qui grimpent encore cette année. Pour le moment, la crise sanitaire n'a pas eu de conséquences catastrophiques sur le marché de l'immobilier lyonnais, selon la FNAIM du Rhône. L'encadrement des loyers, annoncé pour le second semestre 2021 à Lyon et Villeurbanne, pourrait avoir commencé à provoquer ses effets, mais pas encore dans le sens escompté...
Malgré la crise sanitaire, le marché immobilier rhodanien reste "proche de ses performances en 2018", se félicite Nicolas Bouscasse, président de la Fnaim du Rhône. Notamment grâce à la ville de Lyon, il reste le premier marché de la régionen termes de ventes (20 % des parts), suivi par l'Isère (15%) et la Haute-Savoie (12%). "La crise n'a pas eu lieu", annonce ainsi le président de l'antenne rhodanienne.
Cela ne veut pas pour autant dire que tout va bien. Lyon reste la troisième ville la plus chère de France. Sans oublier "qu'un phénomène de tension s'observe sur les deux marchés, la vente et la location", reprend Anne de Planchard vice-présidente de la Fnaim du Rhône, déléguée à la transaction. Sans compter que "la Métropole absorbe à peu près 15.000 habitants par an", déclare Nicolas Bouscasse. Le président de la Fnaim dit avoir précisé aux nouveaux élus métropolitains, fraîchement élus à l'été dernier aux côtés de Bruno Bernard (EELV),qu'il fallait "produire du logement".
A ce jour, le parc des 915.000 logements du département est composé à 89 % de résidences principales, 3 % de logements secondaires et 8 % de logements vacants. Autres principaux enseignements : 70 % des habitations sont des appartements tandis que sur les 818.000 ménages rhodaniens, 48 % sont propriétaires et 50 % sont locataires (dont 32 % de locataire du secteur privé et 18 % du secteur social). Les 2 % restants sont logés à titre gratuit.
Malgré l'augmentation des prix, les ventes en constante progression
Cette année, 25.600 ventes de logements ont été conclues dans le Rhône. C'est un peu moins qu'en 2019 (28.276), mais la Fnaim précisant que le chiffre de 2020 a été arrêté en septembre, ce dernier devrait donc se rapprocher du résultat de 2019 d'ici la fin de l'année.
Sur le long terme, les ventes demeurent en progression constante. En 10 ans, le nombre de transactions a augmenté de 19 %, et même de 32,1 % sur les cinq dernières années. Les lyonnais auraient donc davantage tendance à faire le saut de l'achat.
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