Densification de l'habitat : "Il faut oser monter un peu plus haut" (Bruno Bernard, Métropole de Lyon)
Marie Lyan
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"La politique de Laurent Wauquiez se pose comme une limite au rééquilibrage du territoire. Or, il nous faut avancer en même temps sur le dossier du train si nous voulons accueillir de nouvelles et grandes entreprises en dehors du coeur de Lyon", a...
ENTRETIEN. Après avoir dressé, devant plusieurs centaines d’acteurs de l’immobilier au Mipim de Cannes, les grands axes de son plan de mandat, le président EELV Bruno Bernard revient sur sa vision du « modèle à la lyonnaise ». Un modèle où les acteurs privés s’avèrent « indispensables », mais où l’élu écologiste appelle aussi à une nécessaire densification afin de créer « la ville sur la ville ». Il l’affirme : il ne faut pas avoir peur de construire « un peu plus haut », mais en associant cette politique à une réflexion plus large sur l’aménagement du territoire à l’échelle nationale. Une...
LA TRIBUNE - Vous aviez déjà participé l'an dernier à un Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim) en format réduit, et vous avez renouvelé l'expérience cette semaine pour la seconde fois. Ce salon reste un rendez-vous incontournable pour une métropole comme la vôtre ?
BRUNO BERNARD - Oui, l'édition de l'an dernier était un peu triste car il y avait peu de monde, mais il s'agit d'un rendez-vous important chaque année, à la fois pour rencontrer des professionnels, mais aussi donner de la visibilité sur ce que l'on fait.
D'autant plus que nous sommes en train de donner une inflexion forte sur le territoire au modèle lyonnais, avec la notion même d'attractivité qui évolue. Si l'on veut rester attractifs, nous devons nous aussi être une métropole moins polluée, avec plus de mobilité, une meilleure qualité de vie. Il était important pour nous d'être là.
C'est l'objectif, car cela faisait déjà 18 mois que nous étions dans une logique d'échanges, et il était important de pouvoir donner désormais cette vision globale. Il nous a peut-être fallu d'ailleurs un peu de temps à la conceptualiser. Mais nous sommes venus avec trois vice-présidents et il était pour nous important d'être là, et de planifier un certain nombre de rencontres durant ces 2 à 3 jours.
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Nous avons par exemple dîné avec plusieurs promoteurs déjà présents à Lyon et nous sommes ouverts à ce que tous les acteurs puissent candidater sur le marché lyonnais, qu'ils soient français ou étrangers.
Au Mipim, l'objectif n'est d'ailleurs pas nécessairement de signer des contrats dès à présent même si près de 430.000 m2 de foncier à commercialiser arrivent aujourd'hui dans le "pipeline" du Grand Lyon, sur les années 2022-2023 ?