BRUNO BERNARD - Malgré cette première année marquée par la crise sanitaire, nous avons pu tout de même pu avancer sur un certain nombre de sujets. Nous sommes à la tête de la collectivité en France qui possède la plus grande capacité à agir, et nous l'avons utilisée pleinement pendant sa première année, sur l'ensemble des politiques que nous avons lancées.
Durant cette première année, nous avons pu être en contact avec presque toutes les entreprises importantes du territoire. Cela nous a permis de créer du lien et de réaffirmer la politique industrielle de la métropole, au regard de laquelle nous avons d'ailleurs lancé encore récemment un "Manifeste pour une industrie qui se transforme et s'engage pour l'environnement" aux côtés d'une vingtaine de signataires.
Avez-vous développé une nouvelle méthodologie pour parler aux acteurs du monde économique qui ne vous connaissaient pas ?
Je me suis avant tout placé à l'écoute à la rencontre des parties prenantes, en essayant d'être clair sur nos objectifs. Je suis conscient qu'il est essentiel, pour les entrepreneurs, d'avoir de la visibilité. C'est pourquoi finalement, ce contact avec le monde économique que je connaissais par ailleurs déjà bien, s'est déroulé de manière assez simple et saine.
Certains avaient pu craindre une forme de « big bang » après votre arrivée à la tête de la métropole, après 19 années de mandat Collomb-Kimelfled. Est-ce vraiment le cas, alors que vous avez déjà esquissé certaines de vos promesses de campagne au cours des douze derniers mois (Zone à Faibles émissions, encadrement des loyers, RSA jeunes, etc) ?