Lovée entre les massifs du Mont-Blanc et celui des Aiguilles rouges, Chamonix fait face, comme de nombreuses stations, à une difficulté : loger les personnes désirant s'y installer durablement et les saisonniers. Une situation qui se reflète dans l'annonce, en juillet dernier, de son classement en « zone A bis », soit un niveau identique à celui de Paris en termes de tension entre l'offre et la demande.
Avec un prix moyen au m2 avoisinant les 10.000 euros, l'achat immobilier s'avère en effet difficile d'accès. « On manque de logements pour les locaux et les saisonniers. Certains hôtels et restaurants n'arrivent pas à loger leur personnel » , confirme Sébastien Blasco, cofondateur de Care conciergerie, société de gestion immobilière et agence immobilière installée dans la vallée de Chamonix.
Un constat évidemment partagé par le maire de Chamonix et président de la communauté de commune de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc, Eric Fournier, qui résume la situation actuelle du marché :
« Nous ne réglerons pas le problème du logement en produisant uniquement du logement neuf. Nous n'avons pas les moyens financiers. Nous consacrons l'intégralité de la surtaxe sur les résidences secondaires [une augmentation de 50% a été votée en septembre 2023, ndlr] pour les acquisitions foncières. Si, dans le même temps, vous laissez votre parc de logements muter, avec des propriétaires qui préfèrent louer à des touristes plutôt qu'à l'année, cela ira plus vite que la création de logements ».