Dès son propos introductif, le président de la Fnaim du Rhône, Pascal Pancrazio dresse le décor en détaillant « une baisse des prix du logement dans l'ancien, mais des loyers qui augmentent ». Preuve, estime t-il, que l'encadrement des loyers qui s'applique à Lyon et Villeurbanne, « ne fonctionne pas ».
La mesure, entrée en vigueur le 1er novembre 2021, est un sujet de désaccord profond entre la métropole de Lyon et les professionnels de l'immobilier. En septembre dernier, Renaud Payre, vice-président de la métropole à l'habitat, observait auprès de La Tribune, des « loyers qui se contiennent » avec, depuis deux ans, « un écart qui se tasse sensiblement entre le loyer des biens remis en location et les stocks ».
Les chiffres présentés par la Fnaim montrent, eux, une hausse des loyers de respectivement 2,9% et 2,4% dans les deux villes citées. Une augmentation cependant modérée par rapport à l'indice de référence des loyers (IRL) qui s'élève à 3,26%, reconnaît Pierre-Yves Gaucher, secrétaire général de la Fnaim du Rhône.
Pour expliquer cette augmentation des loyers, le secrétaire général évoque trois principaux facteurs : la croissance de la demande couplée à la saisonnalité du calendrier universitaire et des congés estivaux, et la pénurie de logements. Ainsi qu'un phénomène « un peu plus inquiétant » qu'il constate sur le terrain depuis quelques années :