Dix-huit mois après le lancement du « plan d'urgence pour le logement » destiné à relancer la commercialisation et le démarrage de projets immobiliers dans la Métropole de Lyon (1,42 million d'habitants), l'exécutif métropolitain dresse un bilan qu'il juge positif.
Ainsi, 118 opérations ont été accompagnées (via l'achat de parts supplémentaires au sein de projets libres par les bailleurs sociaux) sur les 141 remontées par les promoteurs. Soit près de 84% d'entre elles, dont 43 étaient bloquées en amont, avant réalisation des travaux et 75 avaient une commercialisation à l'arrêt. Ce, pour un montant de 8 millions d'euros engagés sur l'enveloppe totale de 10 millions d'euros de subventions qui avait été votée à une faible majorité.
Au total, ce sont ainsi 7.000 logements qui auraient été « débloqués » dont 1.680 logements sociaux qui avaient été initialement intégrés. Ce, dans un contexte plus que tendu, avec une baisse de 30% des mises en vente, souligne Philippe Layec, président de la Fédération des promoteurs immobiliers du Rhône (FPI).
« Ce plan a également permis de réorienter 2.300 logements », a également précisé Bruno Bernard, président du Grand Lyon, majoritairement en locatif pour les classes modestes et moyennes (PLS, PLAI, PLUS, PLS en démembrement ou BRS). Avec, parmi eux, 2.100 logements locatifs.
Pour rappel, « dans une étude conjointe menée avec le BTP, nous avions précisé qu'il fallait entre 7.000 et 8.000 logements par an pour répondre à la demande régionale », soulignait encore Pascal Pancrazio, président de la FNAIM du Rhône la semaine dernière.