Il y a tout juste un an, la Métropole de Lyon annonçait un plan d'urgence de 10 millions d'euros pour débloquer des opérations immobilières qui ne trouvaient pas acquéreur en s'engageant, auprès des bailleurs sociaux, pour l'achat de parts supplémentaires au sein de projets libres, en prêt locatif social (PLS) et en bail réel solidaire (BRS).
Un soutien qui visait à faire face à la pénurie de logements sociaux disponibles sur le territoire, et qui s'est vue renforcée par la crise immobilière et du BTP, qui perdure depuis deux ans. Et qui se résume ainsi : plus de 70.000 demandes de logement social effectuées chaque année dans la métropole, avec seulement un bien disponible pour environ neuf demandes enregistrées.
D'où le déploiement d'un nouvel arsenal : un partenariat public-privé qui permettra d'acquérir des biens dans l'ancien, sans passer par la préemption.
Le 6 septembre dernier, six investisseurs lyonnais - la Compagnie Foncière Lyonnaise, filiale du Crédit Agricole Centre-est, Warm Up, Firme Transactions, Cabinet Muru-Thiolière, SAS 3J et Régis Roussel Développement - ont signé une charte de partenariat avec l'exécutif du Grand Lyon, valable deux ans.
Dans celle-ci, ils s'engagent, lors de leurs transactions, à « faire leurs meilleurs efforts pour étudier l'affection d'une proportion de 20% de la surface habitable, et au minimum 10% » de l'immeuble à des logements conventionnés (PLS, PLAI, PLUS, PLUS-ULS).
En ciblant de préférence des opérations dans des arrondissements ou communes où la construction neuve est compliquée et le manque de logements sociaux important.