Logement social : le bail réel solidaire monte en flèche dans la Métropole de Lyon
Emma Rodot
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La Métropole de Lyon entend créer 1.000 logements sociaux en bail réel solidaire chaque année.
Inui
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La Métropole de Lyon entend créer 1.000 logements sociaux en bail réel solidaire chaque année.
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Face à la crise du logement, les élus du Grand Lyon, deuxième métropole de France, le répètent à chaque occasion : « Le logement social est la clé de voûte », affirmait ce lundi Renaud Payre, vice-président de la collectivité délégué à l'habitat, et par ailleurs président de Foncier Solidaire France, dont les 160 organismes de l'Hexagone se réunissent cette semaine à Lyon.
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Si la crise s'appuie, selon lui, sur des leviers conjoncturels (hausse des taux d'intérêt, chute de la demande), elle serait aussi structurelle, avec dans certains quartiers, un rééquilibrage des prix et des types de biens jugé nécessaire « afin de faire revenir des populations qui se sont appauvries du logement, ou qui en étaient même exclues », remarque l'élu. D'où l'intervention du bail réel solidaire (BRS) dans l'équation que tente d'équilibrer la majorité écologiste.
Ce type de contrat créé en 2016 en France, qui entre dans le cadre du logement social, dissocie en effet le foncier, propriété externe, souvent publique, du bâti. Avec cette opération, l'objectif est de réduire le prix d'achat d'un bien immobilier de moitié, aux environs de 3.400 à 3.600 euros le m2 à Lyon, contre 7.000 euros en moyenne dans le quartier de La Croix Rousse par exemple. Le tout, sous conditions de ressources pour les acquéreurs, à l'achat comme au rachat, qui doivent être éligibles au locatif intermédiaire (l'un des trois échelons du logement social). Sachant que 72 % des habitants de la Métropole sont éligibles à au moins un niveau.
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Ce rééquilibrage vient notamment répondre aux tensions sur les logements dans de nombreuses communes urbaines. Exemple dans le quartier très « gentrifié » de La Croix-Rousse, à Lyon. Ce secteur des pentes de la presqu'île et de son plateau, à l'histoire notamment ouvrière, a vu sa population grossir et se densifier depuis le début des années 2000, au point qu'il est devenu l'un des plus prisé de la capitale des Gaules.
Emma Rodot