MaPrimeRénov : l'arrêt du dispositif fait craindre une vague de logements vacants
Anne Taffin
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Près d'1,3 million de biens sont inoccupés depuis plus de deux ans sur le territoire métropolitain. Un taux qui pourrait augmenter en cas d'arrêt du dispositif MaPrimeRénov selon plusieurs élus.
Réunis pour échanger autour de l'épineuse problématique du logement vacant, les élus du Grand Est, de Paris et de Lyon ont réagi à l'annonce d'un possible arrêt du dispositif MaPrimeRénov' dès juillet, estimant qu'une explosion des vacances structurelles serait à prévoir.
Une information qui a provoqué la stupéfaction parmi les représentants. D'autant que s'il est confirmé, cet arrêt aura des conséquences sur la vacance structurelle (plus de deux ans d'inoccupation) estiment plusieurs élus de Lyon, Paris, Strasbourg et de la Meuse, présents.
Celle-ci s'élève à 1,3 million de logements dans le parc privé du territoire métropolitain, rappelle Suzanne Brolly, adjointe à la maire de Strasbourg et présidente de l'association Agir contre le logement vacant à l'origine de ces Rencontres.
Dans la Métropole de Lyon, ce nombre s'établissait à 6.200 début 2024, précise Renaud Payre, vice-président du Grand Lyon en charge de l'habitat, soit près de 1,3% du parc privé selon la base LOVAC. Avec aujourd'hui, une part importante de monopropriétaires concernés bien que l'on observe aussi des multipropriétaires disposant parfois d'un immeuble entier non occupé.
Quant à la situation du parc public, l'élu appelle à la prudence, évoquant aussi de grandes phases de travaux dans le but de remettre en location ensuite.
Un des premiers enjeux pour endiguer ce phénomène concerne la connaissance de ces biens, alerte Suzanne Brolly. Or aujourd'hui, les données disponibles manquent de fiabilité, regrette t-elle qui évoque le cas de Bruxelles où les données énergétiques des biens sont utilisés pour déterminer leur utilisation. Une solution impossible à mettre en place en France en raison de la confidentialité des données, explique-t-elle, pointant également la faiblesse de la taxation française, 1.500 euros contre 6.000 euros pour nos voisins belges.
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