Lové dans la roche, le tunnel du Mont-Blanc qui côtoie de près le plus grand sommet européen, est un nœud de transport et de transit essentiel pour la France comme la Région. Car « l'Italie représente le quatrième partenaire commercial de la France et un fournisseur de premier ordre après l'Allemagne », précise Philippe Carrier, président de la CCI Haute Savoie. Et Stéphane Guggino, délégué général de la Transalpine (explication), le confirme en précisant quelques chiffres : « La France et l'Italie représentent 30% de la population européenne et 30 % du PIB européen. Avec 100 milliards d'euros d'échanges commerciaux, un montant qui a fortement augmenté ces dernières années malgré des exécutifs politiques qui ne sont pas sur la même longueur d'onde ».
A lui seul, ce dernier a accueilli plus de 3.900 véhicules légers, 61 bus en et plus de 1.500 poids lourds en mars 2024, soit un trafic relativement stable. Avec une activité renforcée pendant les saisons d'hiver, en raison des stations de ski et, en été, durant les congés estivaux.
D'où le choix du gestionnaire du Tunnel du Mont Blanc, TMB-GEIE, de réaliser la première phase de travaux prévus sur la voûte durant une période plus creuse, entre le 2 septembre et le 16 décembre prochain... si le calendrier est respecté. Car contrairement à la rénovation de la dalle, qui a pu être réalisée de nuit et donc permettre l'ouverture du tunnel en journée, ceux de la voûte entraîneront une fermeture totale de celui-ci. Et ce, à plusieurs reprises.