Ligne France-Italie : la longueur des travaux met en difficulté le secteur ferroviaire et les commerçants locaux

Anne Taffin
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Photo d'illustration
DR/S Meillasson

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Construit à la fin 19ème siècle sur la commune de Saint-André, à une poignée de kilomètres de Modane (Savoie), le tunnel ferroviaire du Fréjus (ou tunnel du Mont Cenis) est un lieu de fret et de transport de voyageurs essentiel au niveau régional comme national. Car l'Italie est le troisième partenaire commercial de la France, à la fois en termes d'importations que d'exportations. Chaque année, 47 tonnes de marchandises transitent en effet entre les deux pays voisins.
Bien que situé dans une zone géologique fragile, l'éboulement de 15.000 mètres cubes de roches sur la galerie de ce tunnel et sur les voies adjacentes, le 27 août dernier, a surpris.
L'accident du mois d'août dernier, qui n'a fait aucune victime, a conduit à la fermeture immédiate de la ligne ferroviaire et des voies routières. L'autoroute A43 rouvrira une dizaine de jours plus tard tandis que la D1600 reste encore impraticable, de même que le passage ferroviaire entre Modane et Turin, dont la réouverture est annoncée fin novembre prochain par la SNCF.
Première étape suite à cet éboulement pour la SNCF : réaliser un diagnostic des dégâts sur les voies, la voûte et la signalisation, avec des moyens visuels. « Nous avons mis en place un système de surveillance et de reconnaissance par drone pour pouvoir entrer dans la galerie et capter des données précises, afin de saisir l'état de l'ouvrage d'art », développe la directrice territoriale de SNCF Réseau.
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Car si le merlon de protection a permis d'atténuer le choc sur la galerie, qui a reçu la totalité des 15.000 m3 de roche et absorbé l'énergie cinétique de l'éboulement, les premiers résultats montrent quelques désordres significatifs à surveiller. D'où un suivi drastique de la situation, qui a fini par devenir alarmante avec l'accélération de la convergence de voûte, passée de 1,5 millimètres à 6 millimètres en trois mois, indique le rapport publié par Bertrand Looses, coordonnateur des missions d'inspection générale territoriales à l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD).
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