La société Poralu Marine, spécialisée dans la création de marinas et de plateformes flottantes, prestataire des JO de Paris, créé le groupe Wearth qui prévoit de multiplier par dix son chiffre d'affaires en dix ans. Pour cela, il entend se diversifier face aux enjeux climat.Confronté à la hausse des coûts après la crise sanitaire, Poralu Marine se réorganise. Ce fabricant de marinas et de plateformes en aluminium, basé au bord du lac de Nantua (Ain), conçoit en France et au Canada des structures exportées dans une trentaine de pays, avec près de 300 projets livrés chaque année.
Création d'une promenade flottante à Hong Kong, d'une piscine naturelle à Ottawa, ou encore de la nouvelle passerelle de la marina d'Ajaccio... La société (SAS) de 150 salariés, qui a réalisé 40 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023, a également fabriqué les plateformes des épreuves d'aviron et de voile des JO de Paris - après avoir participé à ceux d'Athènes et de Londres.
Aujourd'hui, alors que son activité a subi de plein fouet le doublement des prix de l'aluminium et des frais de transport maritime qui ont été multipliés par six après la crise sanitaire - faisant stagner son chiffre d'affaires à son niveau d'avant Covid - la SAS cherche un nouvel élan. Elle a ainsi dévoilé une nouvelle « marque », sous le groupe « Wearth » (contraction de « water » (eau) et « earth » (terre), réunissant ses treize activités : Poralu Marine d'un côté, mais aussi Rotax Marine (fabricant de bouées, flotteurs), Poralu Bridge (passerelles en aluminium), ou encore The Serial Cleaners (solutions de collecte de déchets marins).
Multiplier son chiffre d'affaires par dix
Derrière cette annonce très « corporate », qui ne s'accompagne pas d'une recapitalisation, la société entend élargir son spectre. Laurent Gasiglia, son dirigeant et actionnaire à 100 %, veut ainsi multiplier par dix son chiffre d'affaires d'ici dix ans (400 millions d'euros), en franchissant la barre des 100 millions d'euros en 2027. Pour cela, le groupe mise sur l'adaptation des plateformes aquatiques et des passerelles cyclables aux enjeux climatiques, mais aussi sur des investissements dans les énergies renouvelables.