C'est un important chantier d'enfouissement de lignes électriques moyenne tension qui se termine à la frontière de la Loire et de la Haute-Loire. 16 kilomètres de câbles sont en passe d'être enterrés pour remplacer douze kilomètres de lignes aériennes (et 250 supports) au niveau des communes de Riotord, Saint-Régis-du-Coin et Marlhes. Enedis veut ainsi sécuriser ce tronçon, qui alimente 3.800 clients, en cas de fort coup de vent.
Le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité est engagé dans un vaste plan national d'adaptation du réseau face aux aléas climatiques. Il a prévu près de 25 milliards d'euros d'investissements jusqu'en 2040, dont 5,5 milliards seront consacrés à l'enfouissement des lignes moyenne tension dans les zones boisées. Des zones où, en cas de tempêtes, les arbres peuvent endommager les lignes et donc engendrer des coupures d'électricité.
«Nous devons protéger notre réseau face à trois phénomènes : les tempêtes, mais aussi les inondations et les fortes chaleurs. Sur cette partie résilience face au changement climatique, nos investissements ont augmenté de 30% depuis 4-5 ans. Une fois la zone traitée, on divise de 5 à 10 le nombre d'incidents», explique Hervé Champenois, directeur technique d'Enedis.
En Haute-Loire, ce chantier, démarré en juillet, a coûté 1,6 million d'euros. Sa mise en service est prévue pour le premier semestre 2025.
Au global, Enedis aura réalisé, cette année, une quarantaine de chantiers d'enfouissement (pour 75 km de lignes) dans les quatre départements auvergnats, de plus en plus sujets aux vents violents. Dans la région, le réseau est enfoui à 47%, dont 50% pour le réseau moyenne tension contre 46% il y a cinq ans.