Près de 90 millions d'euros de facture énergétique en 2023 "si rien n'est fait" pour la Métropole de Lyon, contre 38,3 millions d'euros estimés en 2023 rien que pour la ville centre de Lyon... Les premières estimations concernant la hausse des coûts de l'énergie sur les finances des deux collectivités lyonnaises font froid dans le dos.
Depuis quelques jours, les déclarations, jusque là relativement discrètes, sur la scène lyonnaise se multiplient concernant les conséquences de la flambée des cours de l'énergie. Bibliothèques, gymnases, piscines et autres structures municipales ... Entre inflation et hausse des tarifs de l'énergie, la Ville de Lyon s'attend à ce que les équipements dont elle a la gestion viennent en effet alourdir considérablement la facture de la Ville.
A l'échelle du Grand Lyon, le président EELV estimait que la métropole, qui regroupe 59 communes ainsi que les compétences d'un département sur son propre territoire, allait finir l'année 2022 "autour de 55 millions d'euros" de coûts énergétiques, et à 90 millions d'euros en 2023 "si rien n'est fait".
"C'est énorme et ça peut nous conduire à des arbitrages à faire, et ça peut être encore pire pour d'autres collectivités qui sont moins bien portées financièrement que nous", a-t-il affirmé sur le plateau de BFM Lyon.
Selon lui, il n'est pas normal qu'il n'existe aucun dispositif pour aider les collectivités à faire face à cette hausse :"on est en train d'assister à un racket des collectivités locales de la part des fournisseurs d'énergie, de gaz, d'électricité, avec une inaction voire une complicité de l'Etat qui est actionnaire d'ailleurs", dénonçait le président écologiste, qui appelle à un système d'encadrement des prix de l'énergie pour les collectivités et leurs syndicats de transports en commun.