Le bras de fer, entre l'Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, aura duré deux mois. Trois ministres avaient même envoyé une lettre à Laurent Wauquiez, son président, le 4 septembre dernier. Le dispositif France Rénov, à savoir le service d'accompagnement pour la rénovation énergétique (SARE) des bâtiments, ne sera plus cofinancé par la collectivité l'année prochaine dans son périmètre. Celle-ci avait en effet signifié retirer sa participation annuelle de trois millions d'euros, au motif qu'elle « ne relève pas du champ d'action de la Région », avait alors plaidé Laurent Wauquiez, menaçant par ailleurs le service et ses 300 emplois.
Co-financé par l'Agence nationale de l'aménagement et de l'habitat (Anah), l'Agence de la transition écologique (Ademe) et des collectivités locales (EPCI, départements, régions), ce « service public de la performance énergétique de l'habitat » (Sppeh) offre un accompagnement aux particuliers dans leurs démarches de rénovation énergétique grâce à des conseillers présents sur tout le territoire. En 2023, les 22 millions d'euros dépensés au total pour ce service permettaient de « générer plus d'un milliard d'euros d'aides et de travaux au titre de Ma Prime Rénov », indique le cabinet de Fabienne Buccio, Préfète de région, « tout en permettant la création ou le maintien de près de 6.500 emplois ».