Trois semaines après la finale de la Coupe du Monde de Rugby, l'heure est aux bilans locaux. Les villes hôtes sortent les calculettes. Le jeu en valait-il économiquement la chandelle ? Pour Saint-Etienne, qui a accueilli quatre matchs à guichets fermés et dont le stade fait plus souvent résonner les chants des supporters de football que ceux des fans de rugby, la réponse est oui selon l'étude réalisée pour le compte de Saint-Etienne Métropole par Protourisme, cabinet conseil de référence pour les secteurs du tourisme et des loisirs.
Les chiffres donnent le sourire au maire (ex-LR) de la Ville, Gaël Perdriau, par ailleurs président (en retrait) de la Métropole de Saint-Etienne.
À l'heure des comptes, Saint-Etienne Métropole inscrit 2,9 millions d'euros dans la colonne « dépenses ». Elle correspond à l'investissement total consenti pour accueillir cette coupe du monde, dont 1,5 million (subventions comprises) pour la « fan zone », le village rugby qui avait ouvert ses portes pour retransmettre les matchs de l'équipe de France et ceux se jouant dans « le Chaudron ». 1,4 million a également été dépensé dans la communication, la mise aux couleurs de la ville et dans des actions de l'office de tourisme. Est aussi intégré à ces 2,9 millions d'euros le manque à gagner de la STAS, l'opérateur de transport de Saint-Etienne, pour la gratuité offerte les soirs de matchs aux spectateurs munis d'un billet (64.000 d'entre eux en ont profité). À noter que la facture totale aurait été limitée, selon la Métropole, par son choix de gérer en régie cet événement, de bout en bout, contrairement à toutes les autres villes hôtes qui ont préféré opter pour une délégation de service public.