C'était un moment très attendu, tant les relations entre l'exécutif régional d'Auvergne-Rhône-Alpes et l'Etat divergent en ce moment sur de nombreux sujets, dont l'épineuse application du dispositif Zéro artificialisation nette des sols (ZAN). Choix ou hasard du calendrier, l'exécutif a choisi Lyon pour conclure sa tournée des treize conférences des parties (COP) dans les régions françaises, ce jeudi 21 décembre. Son président (LR), Laurent Wauquiez, avait en effet déclaré en septembre dernier vouloir « sortir » la collectivité de cette obligation issue de la loi Climat et Résilience.
Réunissant notamment les acteurs politiques et économiques du territoire, mais aussi des militants associatifs et des étudiants, ce « grand dialogue » constituait une première étape de remontée des spécificités locales afin d'affiner les contours de la future planification écologique, dont la feuille de route a été présentée par le gouvernement en septembre dernier. L'objectif : doubler la réduction des émissions à effet de serre d'ici à 2030, dans un contexte où la région Auvergne-Rhône-Alpes représente 12 % de celles-ci en France. Mais aussi exposer « la vision » de l'Etat, là où « il n'y a pas un seul chemin, une seule voie », cadre d'emblée le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, alors en terrain miné face au délicat, car très emblématique et médiatisé, enjeu de l'artificialisation des sols.