Municipales : Lyon et Marseille chamboulées par la réforme du scrutin
Emma Rodot et Laurence Bottero
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À Marseille, la réforme du scrutin municipal divise l'échiquier politique.
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À Marseille, la réforme du scrutin municipal divise l'échiquier politique.
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C'est une course contre la contre. À moins d'un an des prochaines élections municipales, en mars 2026, les députés LFI, LR, RN et du bloc central ont adopté ce mercredi 9 avril la proposition de loi visant à réformer le scrutin municipal des villes de Paris, Lyon et Marseille.
Le texte, porté par quatre députés Ensemble de Paris, entend résoudre les failles de la loi de 1982 régissant le mode d'élection dans les trois plus grandes villes de France : aujourd'hui, en fonction de l'arrondissement ou du secteur de résidence, une voix ne vaut pas toujours un bulletin de vote dans ces trois villes. In fine, le maire peut être élu sans la majorité des voix. Cela s'est notamment produit en 1983 à Marseille, Gaston Defferre - initiateur de cette loi - l'emportant face à Jean-Claude Gaudin.
Pour faire évoluer cette exception, les députés d'Ensemble proposent de scinder l'élection en deux : celle des conseillers d'arrondissement d'un côté (qui conserve le même mode de scrutin), et celle des conseillers municipaux de l'autre (avec une prime majoritaire abaissée de 50 à 25%, ce qui permettrait une plus grande représentativité des groupes politiques aux plus faibles scores).
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Cette proposition de loi, également soutenue par le président de la République Emmanuel Macron en janvier 2024, s'inscrit aussi dans la conquête de la mairie de Paris par Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture.
Emma Rodot et Laurence Bottero