Le 11 septembre dernier, 44 maires de la Métropole de Lyon ont publié une tribune dans le Journal du Dimanche, avec un objectif : se faire entendre et marquer les esprits.
Car à travers cette tribune, une majorité d'élus (44 maires sur un total de 59 communes comprises au sein du Grand Lyon) souhaitaient se positionner non seulement contre le fonctionnement même de la Métropole de Lyon, héritage d'une loi Maptam qui lui confère un statut particulier de collectivité regroupant à la fois les compétences d'un Département et d'une Métropole sur son périmètre, mais aussi et surtout contre la gestion de la majorité écologiste, arrivée aux commandes il y a un peu plus d'un an.
Et qui porte, depuis sa première année de mandat, la volonté de faire pivoter le modèle jusqu'ici centriste de la ville de Lyon, cultivé par Gérard Collomb et David Kimelfled, vers des marqueurs écologistes à travers différents dossiers : encadrement des loyers, accélération de la zone à faible émissions (ZFE), baisse de la place de la voiture en ville, etc.
Cette prise de position, rapidement surnommée "la fronde des maires", a donné lieu à une conférence de presse de ses signataires ce mercredi 15 septembre, qui ont exposé la nature de leur démarche. Une occasion de démontrer que, bien que très marquée à droite et au centre, cette tribune a aussi très légèrement élargi son socle.
Car le groupe Rassemblement de la droite, du centre et de la société civile qui la porte représente en effet 31 sièges métropolitains (sur 150), dont 12 maires et 13 membres de la commission permanente (sur un total de 43 membres). Et la "fronde" à laquelle on assiste dépasse en effet les frontières de ce groupe, puisqu'en tout, ce sont au total 45 maires qui la signent - un élu, le maire (Divers Centre) de Marcy-l'Étoile, Loïc Commun, s'est même rajouté depuis le 11 septembre dernier -.
Avec dans leurs rangs, une majorité d'édiles issus du Centre mais aussi Divers droite, ainsi qu'une petite minorité qui s'affichent sans étiquette.