Tous deux n'auront cependant pas hésité à rejoindre, dès ce dimanche soir, "un front républicain contre l'extrême droite", en affirmant qu'ils voteraient Emmanuel Macron au second tour, sans pour autant minimiser leur désarroi.
Car tous les analystes s'y accordaient : les écologistes semblaient jusqu'ici disposer d'un boulevard sur la scène nationale, voire parfois locale, pour créer et construire une "dynamique" lors des présidentielles 2022, sur fond de crise sanitaire et d'urgence écologique, appelée par les récents rapports du GIEC et l'essor des Zones à faibles émissions voulues par la Loi Climat au sein des grandes villes.
En 2017, aucune liste écologiste n'avait été présentée au premier tour de l'élection présidentielle mais on sait que les listes précédentes avaient réalisé tour à tour 5,3% en 2022 avec Noël Mamère, puis 1,6% en 2007 (Dominique Voynet), 2,3% en 2012 (Eva Joly)...
Reste qu'en 2019, EELV avait décroché une troisième place aux élections européennes (en s'imposant comme la première force d'opposition à gauche), avec 13,5% des voix. Le parti avait surtout nourri un nouvel espoir avec les scores enregistrés, aux municipales et métropolitaines de juin 2020, qui lui avaient permis de décrocher, sur fond d'une large abstention toutefois, non seulement un second mandat à Grenoble, mais aussi la Ville et la Métropole de Lyon, ainsi que les communes d'Annecy et même Chambéry (à travers une coalition).